Ce mardi 22 septembre 2026, le Conseil d’Administration de l’Université Paul Valéry a été perturbé par des étudiants. Le syndicat SCUM Montpellier dénonce des refus d’inscriptions en licence et master injustifiés.
“On aurait aimé l’annuler, on n’est pas arrivé à notre fin” déplore Théo Haffner, porte-parole du syndicat étudiant SCUM de Montpellier. Ce mardi 22 septembre 2026, les étudiants ont tenté de faire annuler le Conseil d’Administration de l’Université Paul Valéry, en occupant la salle où il devait se tenir.
La présidente de l’université a simplement déplacé l’audience dans un autre bâtiment.
L’action symbolique du SCUM visait à dénoncer le refus de certaines inscriptions à l’université pour des motifs jugés “ubuesques” par Théo Haffner.
Certains étudiants se sont vus refuser leur inscription en licence, d’autres la poursuite de leur cursus en master : “Bon nombre d’étudiants en cinéma ont la mention “cursus non adéquat avec la formation demandée” sur leur lettre de refus alors qu’ils ont fait une licence de cinéma, ça montre que l’Université n’a que peu à faire de leur situation.”
Ils sont privés de leur avenir et de leur projet professionnel qui leur tenait à cœur.
Théo Haffner, SCUM Montpellier
D’après le SCUM, les étudiants se retrouvent alors dans des situations délicates : “Ils sont privés de leur avenir et de leur projet professionnel qui leur tenait à cœur”. Réorientés de force dans des filières de second choix, ils sont contraints de poursuivre un cursus différent de celui qu’ils avaient choisi pour maintenir leur statut étudiant.
Pour les étudiants, une inscription à l’université vaut bien plus qu’un diplôme. Pour Théo Haffner, porte-parole du SCUM de Montpellier, cela comprend aussi : “la perte du statut étudiant, la perte des aides du Crous, un risque de perte de visa et d’OQTF (Obligation de quitter le territoire français NDLR) pour les étrangers.”
Pour le SCUM, la méthode de sélection de l’Université Paul Valéry ne convainc pas : “C’est une sélection par les notes, alors ça a vocation à éjecter les étudiants les plus précaires qui ont un job étudiant à côté pour financer leurs études.” Selon lui, les raisons affichées par le conseil d’administration ne sont pas valables : “L’université justifie ça par le fait de ne pas avoir de places mais elle définit elle-même ses capacités d’accueil”.
En janvier 2026, lors de ses vœux, Anne Fraisse, la présidente de l’université Paul Valéry l’assurait : « Je me refuse à penser que nous devrions avoir 17 000 étudiants parce que notre budget et notre encadrement nous réduisent nécessairement à cela. (…) Ce n’est pas l’argent qui doit déterminer notre nombre d’étudiants, mais notre nombre d’étudiants qui doit déterminer notre dotation d’État pour charges de services public. »
En septembre 2025, l’Université comptait 23 000 étudiants inscrits, effectif attendu également en cette rentrée 2026 qui devrait être confirmé dans les semaines à venir, après la fin des inscriptions administratives.
