Pro D2. Caution de 4,6 millions validée, discussions au sujet des tribunes… Comment Nice a sauvé sa place en Pro D2

Le Nissa Rugby évoluera bien en Pro D2. Sauvé en appel grâce aux 4,6 millions d’euros garantis par son actionnaire, le club azuréen a aussi trouvé un terrain d’entente avec la mairie sur son futur stade.

Le Nissa Rugby peut enfin regarder devant lui. Vendredi, la commission d’appel de la Fédération française de rugby a validé le maintien du club azuréen en Pro D2, mettant fin à plusieurs semaines d’un feuilleton qui aura fait craindre jusqu’au bout une rétrogradation administrative. Nice disputera donc bien le deuxième échelon professionnel cette saison et peut désormais se consacrer exclusivement à sa préparation. Pour convaincre la commission d’appel, le président démissionnaire Jean-Baptiste Aldigé avait choisi de défendre lui-même le dossier. Seul devant son ordinateur lors de l’audience organisée en visioconférence vendredi matin, le patron niçois (une prochaine assemblée générale lui donnera cette semaine les pleins pouvoirs) a surtout présenté à ses interlocuteurs l’élément susceptible de tout changer : les garanties financières réclamées par l’Autorité de régulation du rugby (A2R).

Via son entreprise Sport Inside Europe (SIE), les 4,6 millions d’euros nécessaires pour sécuriser le budget de la saison à venir ont finalement été cautionnés. C’est ce nouvel engagement qui a permis de sortir de l’impasse. Quelques semaines plus tôt, environ deux millions d’euros manquaient encore pour sécuriser totalement le budget. Une situation qui avait nourri le bras de fer entre Aldigé et la nouvelle municipalité conduite par Éric Ciotti. Le premier estimait notamment que le club était privé de recettes importantes en raison de l’absence d’infrastructures permettant de développer les hospitalités au stade Marcel-Volot.

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Le stade au cœur du compromis

Car derrière le sauvetage financier se cache également la question, beaucoup plus structurelle, du futur stade niçois. Avant le changement de municipalité, le club comptait sur l’installation d’une tribune provisoire d’environ 1 400 places comprenant notamment salons et loges. Un équipement qui devait permettre au Nissa Rugby d’accroître considérablement ses revenus les jours de match. Sa remise en cause après l’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice avait constitué l’un des principaux points de friction de la crise estivale, le manque à gagner étant estimé par les dirigeants niçois autour de 1,5 million d’euros par saison. La sortie de crise s’est donc aussi construite autour d’un nouvel horizon. Selon nos sources, la nouvelle municipalité s’est engagée auprès de l’actionnaire Louis-Vincent Gave à ce qu’une tribune pérenne d’environ 4 000 places puisse voir le jour dans un délai de deux ans. Dotée d’espaces de réception, de salons et de loges, elle doit permettre au club de développer enfin les recettes d’hospitalités indispensables à son modèle économique. Cette première construction aurait également vocation à s’intégrer, à terme, dans une enceinte d’environ 12 000 places, dont la réalisation complète serait liée à une éventuelle accession du Nissa Rugby en Top 14.

Un compromis qui permet de mieux comprendre le dénouement du dossier. La mairie n’a pas eu à apporter directement les millions manquants au budget immédiat du club ; SIE a accepté de garantir l’intégralité des 4,6 millions réclamés par l’A2R tandis qu’une solution à plus long terme se dessinait sur le dossier des infrastructures. Les échanges entre Éric Ciotti et Louis-Vincent Gave ont participé au rapprochement des positions après plusieurs semaines particulièrement tendues. La crise refermée, l’organisation du Nissa Rugby doit désormais retrouver son fonctionnement initial, avec Jean-Baptiste Aldigé aux commandes. Les licences des joueurs, bloquées pendant la procédure, ont été libérées dès vendredi, permettant aux Niçois d’affronter Chambéry en amical le soir même à Montélimar. Et, comme pour définitivement tourner la page de cet été agité, les Azuréens n’ont pas fait dans le détail : ils se sont largement imposés face aux Savoyards (33-0), retrouvant le terrain de la meilleure des manières. Nice sera donc bien au départ de la Pro D2 et à ce titre, l’un des rendez-vous les plus savoureux de ce début de saison est définitivement sauvé : le 27 août, les Azuréens se déplaceront à Aguilera pour affronter Biarritz, l’ancien club de Jean-Baptiste Aldigé. L’« Aldegico » aura bien lieu.

PLUS INFO  J30 RESUME

https://www.rugbyrama.fr/2026/08/09/pro-d2-caution-de-46-millions-validee-discussions-au-sujet-des-tribunes-comment-nice-a-sauve-sa-place-en-pro-d2-13501612.php

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