Alors que la reprise échelonnée du Stade toulousain se poursuit, et que la plupart des cadres ne seront de retour que la semaine prochaine, le quadruple champion de France en titre sait qu’il aura besoin d’une grande fraîcheur pour aborder une nouvelle saison chargée.
Cela n’a échappé à personne que, depuis de nombreuses années, les saisons sont longues au Stade toulousain. Très longues, même, puisque le club a atteint la finale de Top 14 à six reprises sur les sept dernières éditions étant allées à leur terme pour autant de titres à l’arrivée. Sans oublier qu’avant l’élimination en quart de finale de Champions Cup lors du précédent exercice, il avait toujours atteint au moins le dernier carré de la compétition depuis 2019.
Autant dire que le calendrier des Rouge et Noir offre peu de plages de repos, d’autant que le quadruple champion de France en titre compte pléthore d’internationaux dans ses rangs, lesquels sont également sur le front avec le XV de France ou leurs sélections respectives. Cinq Bleus d’entre eux sont même partis disputer le championnat des nations cet été en Australie et au Japon (Mauvaka, Meafou, Graou, Ntamack et Gourgues), comme la recrue italienne Tommaso Menoncello ou les Argentins Efrain Elias et Tomas Rapetti. Dès lors, le staff a pris l’habitude d’accorder des vacances prolongées à ses troupes durant l’intersaison. Une formule qui fonctionne, au vu des résultats récents.
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C’est du donnant-donnant
Certes, cela octroie une préparation ultra-raccourcie avant d’entamer un nouveau championnat, Toulouse n’ayant d’ailleurs qu’un seul match amical à son programme (contre Bayonne, le vendredi 28 août). Mais le manager Ugo Mola est également conscient de l’impérieuse nécessité de prioriser la fraîcheur, physique et mentale, dans l’unique fenêtre qui peut vraiment y être consacrée.
Voilà un an, Alexandre Roumat analysait dans nos colonnes la logique de cette formule, axée sur une grande confiance réciproque née des succès évoqués : « Je crois que, de manière générale, c’est du donnant-donnant. Le staff nous laisse pas mal de plages de repos pour récupérer l’été, mais il sait aussi qu’on est autonomes de notre côté. Quinze jours ou trois semaines avant la vraie reprise, chacun se remet à s’entraîner à bloc. Je pense qu’on arrive tous plutôt en forme. Et c’est ce qui nous permet de directement se mettre dans le rugby. Ces dernières années, on avait déjà eu le même schéma avec six semaines de coupure et peu de matchs amicaux, du moins pour la majorité du groupe. […] On a la chance d’avoir cette longue coupure. Mais on se paye aussi, en vivant des saisons qui sont ultra-longues parce qu’on va chercher des phases finales. Le staff prend le pari de nous laisser couper longtemps, pour nous changer les idées. Aussi parce qu’il sait que, durant la saison, c’est compliqué d’avoir d’autres plages de repos. En retour, on essaye d’arriver prêts physiquement, d’être frais, d’avoir un grand appétit pour reprendre la saison. »
La majorité du groupe à partir du 10 août
Dès lors, la règle fut respectée cet été. Si de très rares joueurs ont déjà retrouvé le chemin de l’entraînement lundi dernier (à savoir les espoirs ou les septistes Nelson Epée et Célian Pouzelgues qui sont engagés dans le projet des JO 2028), d’autres reprennent à partir de ce lundi 3 août. Mais ce ne sera pas encore l’essentiel du groupe, du moins pas ses principaux éléments. Plutôt ceux qui ont bénéficié de moins de temps de jeu lors de la précédente édition de Top 14.
En réalité, les acteurs majeurs de l’effectif toulousain sont davantage attendus à partir du lundi suivant (le 10 août), même si beaucoup d’entre eux s’entretiennent déjà avec assiduité – parfois sur leurs lieux de vacances – comme chacun peut le constater sur les réseaux sociaux. C’est donc là que la reprise échelonnée du Stade toulousain va prendre une autre dimension, aussi pour le staff dans son ensemble.
Enfin, les internationaux sur le pont en juillet seront de retour à compter du lundi 17 août, et partiront directement en stage pour quelques jours en Espagne, comme le club en a également pris l’habitude. Forcément, les choses très sérieuses auront commencé, en espérant en interne que les corps et les esprits seront assez frais pour entamer une nouvelle saison à rallonge, avec la Coupe du monde 2027 en ligne de mire…
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