Le statut des icônes Bielle-Barrey, Ramos, Dupont n’est pas remis en question, pas plus que celui des cadres du pack Flament, Gros ou Marchand.
Si la tournée des Bleus a rebattu bien des cartes, certains des « ménagés » du séjour austral gardaient suffisamment de marge sur la concurrence pour voir venir, et ne pas avoir à craindre de voir leur crédit aux yeux des coachs dilapidé par leur absence. En premier lieu, évidemment, les cadres Antoine Dupont et Thomas Ramos, certes bousculés par les bonnes prestations de leurs concurrents mais dont la place au sein du groupe France n’est évidemment pas remise en question.
Même son de cloche évidemment en ce qui concerne Louis Bielle-Biarrey, cet atout maître dans tous les jeux de transition, dont Fabien Galthié a déploré à demi-mot l’absence face aux All Blacks, bien conscient qu’avec la flèche de l’UBB certaines situations dans le jeu de transition auraient pu s’avérer gagnantes, et l’exploit à Christchurch à portée de main. On ne mesure que mieux l’actuelle richesse du rugby français que de pouvoir se montrer aussi performant sans ces trois joueurs qui sont autant de références mondiales à leur poste…
Toutefois, au-delà des « stars », d’autres joueurs n’ont pas forcément perdu de terrain, et en ont peut-être même gagné un peu. On songe ici à Jean-Baptiste Gros, titulaire indiscutable lors du Tournoi et qui devrait le rester en novembre car si Jefferson Poirot a marqué beaucoup de points, difficile de l’imaginer aujourd’hui passer devant le Toulonnais.
Flament et Marchand au nom de la conquête
Enfin, pour conclure, on mentionnera également le talonneur Julien Marchand, dont le coéquipier de club Peato Mauvaka a manqué l’occasion de renverser la hiérarchie, entre la difficulté de s’ajuster au groupe après un voyage atypique (il avait le seul finaliste à rallier la Nouvelle-Zélande pour y attendre le reste de l’équipe) et l’euphorie de sa finale de Top 14 pas encore tout à fait dissipée. Au contraire, celui-ci a vu Maxime Lamothe reprendre du terrain sur lui, mais pas suffisamment semble-t-il pour contester Marchand, considéré plus fiable sur les phases de conquête. Enfin, impossible de ne pas mentionner en deuxième ligne Thibault Flament qui reste encore loin devant dans le rôle de numéro 4 de par sa densité physique et sa maîtrise du rôle de capitaine de touche, quand bien même Florian Verhaeghe a démontré de jolies choses.
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