Un incendiaire a été condamné à 18 mois de prison, dont 12 avec sursis, par le tribunal de Perpignan. Il avait mis le feu à l’aide d’un sac rempli de déchets, d’un aérosol et d’un briquet, brûlant 100m² de végétation à Saint-Estève, dans les Pyrénées-Orientales.
Un homme de 36 ans a été condamné par le tribunal de Perpignan à 18 mois de prison, dont 6 ferme, et un sursis probatoire de deux ans, pour avoir déclenché un incendie aux abords de Saint-Estève.
Il était jugé en comparution immédiate ce lundi 20 juillet 2026. Un mandat de dépôt a été décerné à son encontre à l’issue de l’audience, entraînant son incarcération immédiate.
En garde à vue, le trentenaire a reconnu avoir mis le feu à l’aide d’un sac en papier kraft rempli de déchets, d’un aérosol et d’un briquet. Il est atteint d’autisme et souffre d’une addiction à l’alcool. Le tribunal a retenu l’altération du discernement de cet homme qui travaille en ESAT.
L’incendie avait nécessité l’intervention de l’hélicoptère bombardier d’eau, qui avait dû procéder à des largages à cinq reprises sur la zone. 100m² de végétation ont brûlé.
La justice n’a pas tardé à réagir, signe de la volonté de renforcer la réponse face aux incendies, dont 9 sur 10 sont d’origine humaine.
« Les faits volontaires seront réprimés encore plus durement« , expliquait ainsi le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Régnault de la Mothe, à L’Indépendant.
En 2025, il y a eu 14 arrestations dans le département catalan pour des départs de feux intentionnels, pour lesquels la sanction encourue peut aller jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle.
En cas de mise à feu accidentelle, la loi prévoit une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Mais en cas d’imprudence délibérée, comme le non-respect des arrêtés interdisant à l’accès à certaines zones, ou de conséquences graves pour l’environnement ou la vie humaine, les peines peuvent aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.
