L’éleveur biterrois Robert Margé affiche des ambitions : « J’ai envie de voir des toreros qui tirent la quintessence de mes toros »

L’éleveur biterrois Robert Margé réalise le bilan de cette première moitié de temporada et évoque les échéances à venir en 2027 pour son élevage. Tout comme ses projets à venir pour ses fers français et andalous.

Quel est le bilan de cette première moitié de saison avant les deux cols de 1re catégorie de Dax et Béziers ?

C’est un début de temporada très positif avec deux bons toros et demi sur trois à Alès. Nîmes a été un grand succès où nous avons remporté les Prix « Pablo Romero » de la meilleure corrida et du meilleur toro pour la 4e fois. La corrida d’Istres a offert également beaucoup de jeu. Sans oublier la Feria off à Béziers où 90 % des novillos ont servi. Sur les 23 toros lidiés, aucun n’a été mauvais ce qui démontre la qualité de notre élevage. Je suis heureux que nous confirmions cette régularité au fil des saisons.

Quelles sont les prochaines échéances ?

Il nous reste deux lots pour des arènes de première catégorie à Béziers puis à Dax en septembre pour « toros y salsa ». Ensuite, nous avons également un toro à Saint-Gilles et à Boujan fin août.

L’indulto du toro d’Istres avec une seule pique a été très commenté. « Arlésien » va-t-il vous servir comme reproducteur avec son gabarit réduit ?

Génétiquement, le père de ce toro rallie les trois grandes familles de mon élevage. Il m’a donné des résultats exceptionnels depuis des années avec du galop, de la transmission et de la bravoure. Certes, Arlésien n’a pris qu’une pique mais je ne doute pas de sa bravoure. Y compris au cheval. Concernant le gabarit, on peut le compenser en le mettant sur des vaches fortes et il n’y a pas toujours de liens entre les armures et le gabarit des naissances avec l’étalon. J’ai plusieurs exemples dans l’histoire de notre élevage.

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Les aficionados sont souvent frustrés de l’absence des meilleurs toreros face à vos toros. Espérez-vous un changement dans l’avenir ?

J’espère que les choses vont évoluer et, en 2027, aucun toro ne partira des Monteilles sans que je ne valide le cartel. Certains cartels me plaisent comme à Dax ou Béziers où il existe une histoire entre Margé et Juan Leal depuis Arles. Et Olsina et Parejo vont tout donner pour leur avenir. J’ai plus de demandes que d’offre et j’ai envie de voir des toreros qui tirent la quintessence de mes toros.

Justement, envisagez-vous d’augmenter la quantité de toros ?

Nous allons légèrement augmenter le nombre de vaches d’une trentaine pour atteindre les 220 mais je reste prudent pour conserver le niveau d’excellence. J’en ai approuvé 30 l’an dernier et une grosse vingtaine cette année. C’est une période sensible car je vais perdre des vaches confirmées. Je développe également le nombre d’étalons pour m’ouvrir génétiquement. Je pense que notre rythme de croisière sera autour de sept ou huit corridas par an dans l’avenir.

Souhaitez-vous lidier plus régulièrement en Espagne ?

Je vais projeter la temporada 2027 en septembre prochain quand je saurai si j’ai un lot qui peut se produire à Séville. C’est notre priorité actuelle. Nous sommes en contact avec une arène de première catégorie comme Malaga où mon type de toro peut convenir. J’ai aussi de la demande pour Burgos ou Santander mais il faut avoir les animaux adaptés à ces arènes et mes toros ont trop de sérieux pour des cartels de figuras. Je travaille pour avoir moins de « tête » et rentrer dans ces arènes de seconde catégorie en Espagne.

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Dernière question, comment se porte votre ganaderia d’Avé Maria en Andalousie ?

Nous avions eu des indultos dans des petites arènes dans le passé en Espagne. Mais, nous avons décidé, avec Bertrand Pagès, de recentrer la ganaderia en éliminant une trentaine de vaches qui ne nous apportaient pas totale satisfaction. Cette année, nous n’avions qu’une corrida et on ambitionne d’atteindre rapidement cinq ou six courses par an.

On a connu un grand triomphe dans une arène aussi importante que Burgos au mois de juin. On a gagné le Prix de la meilleure corrida de la Feria alors que Juan Pedro Domecq a gracié un toro. C’est une grande Feria et une belle récompense de notre travail avec la famille Pagès et notre mayoral Guillaume Lautier. Je veux brinder ce premier succès important d’Avé Maria à Philippe Pagès qui m’avait proposé cette belle aventure andalouse.

 

https://www.midilibre.fr/2026/07/10/leleveur-biterrois-robert-marge-affiche-des-ambitions-jai-envie-de-voir-des-toreros-qui-tirent-la-quintessence-de-mes-toros-13460915.php

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