L’agression s’est produite dans la matinée de ce mardi 16 juin 2026 au collège de la cité scolaire de La Serre de Sarsan à Lourdes (Hautes-Pyrénées). Un élève a agressé physiquement sa professeure de sport. Les enseignants ont fait jouer leur droit de retrait.
Un élève de 3ème, scolarisé au collège de la cité scolaire de La Serre de Sarsan, à Lourdes, a agressé physiquement l’une de ses professeures. Il l’a frappé à mains nues, devant les autres élèves, selon un membre de la communauté scolaire. « Les limites sont franchies, dans un contexte de violence quotidienne« , nous dit-on. Les enseignants ont décidé d’arrêter les cours et d’organiser un « sit-in » (manifestation non-violente) dans la cour.
« On se sent en danger, on se sent menacé« , explique un professeur de l’établissement qui évoque des incidents permanents. « Il y a eu une quinzaine de conseils de discipline depuis le début de l’année, c’est énorme« . Il y a des bêtises d’enfants comme allumer des feux dans les toilettes pour déclencher l’alarme incendie, il y a les pétards en classe. Mais le geste d’agression, taper son professeur, est jugé inadmissible.
« Les élèves ont un sentiment d’énorme impunité, ils n’en ont rien à faire de notre autorité. On a ce sentiment d’être complètement impuissants à gérer la situation« , explique ce professeur. Par solidarité avec l’enseignant agressé, les cours ont été suspendus.
« On a fait sortir tous les élèves de nos classes. On a organisé un sit-in dans la cour de récréation et on refuse de refaire cours jusqu’à ce qu’une équipe mobile de sécurité soit déployée dans les locaux« , nous dit-on. Le rectorat a été informé de la situation par la direction de l’établissement scolaire.
Pour l’équipe enseignante, il est urgent d’agir. « On parle de nous supprimer un poste de CPE pour l’année prochaine. C’est une aberration. On n’arrive pas à contenir cette violence, à la canaliser. Alors l’an prochain, s’il y a un CPE en moins, ce sera encore pire« , témoigne un professeur.
L’enseignante agressée a été emmenée aux urgences pour un bilan de santé. La police s’est également déplacée au sein de l’établissement.
