La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, lance officiellement le projet Alliance Santé IA au CHU de Montpellier. Un projet d’intelligence artificielle financé par l’État à hauteur de 14,9 millions d’euros et qui bénéficiera aux patients comme aux soignants.
« Je pense que demain, on sera soignés avec de l’IA dans pas mal de situations », explique David Morquin, professeur de médecine qui dirige aujourd’hui le projet Alliance Santé IA au sein du CHU de Montpellier. Mais il insiste sur le rôle « capital » du soignant : « L’IA ne cherche que ce que moi je lui demande de chercher, c’est moi qui reste garant que la réponse qu’elle donne est complètement cohérente avec la personne que j’ai en face, et j’engage ma responsabilité. »
Cette intelligence artificielle générative, entièrement développée entre les murs du CHU, permet de créer des comptes-rendus personnalisés en plusieurs langues, ou adaptés à la compréhension d’un enfant de sept ans, de vérifier extrêmement rapidement si les patients peuvent intégrer l’une des 1600 études cliniques de l’hôpital, de trouver un numéro de téléphone en interne, de s’assurer qu’il n’y a pas d’interactions entre deux traitements, etc.
Pour David Morquin, l’intelligence artificielle permet d’écarter un certain nombre d’erreurs dans la prise en charge et de rendre accessible le langage médical.
Le projet permet aussi de garantir la souveraineté de l’hôpital. « Notre système est totalement autonome : à partir du moment où on a de l’électricité on est capables de le faire tourner. Rien ne part vers les Gafam, tout se trouve ici, le moteur de calcul, le moteur d’IA, les serveurs », précise David Morquin.
Il explique que ce dispositif n’utilise que des données qui sont déjà stockées à l’hôpital, des données des dossiers patients et qu’il ne crée pas de nouveau stock de données, donc qu’il n’y a pas de risque supplémentaire de piratage par rapport à ce qui existe déjà.
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