Actuel joueur du Racing 92 et futur joueur du Rugby club toulonnais, Gael Fickou (32 ans) a dévoilé ce qu’il ambitionnait pour la suite de sa carrière. Coupe du monde 2027, avenir loin de la France, le trois-quarts centre en dit plus.
Il est l’international français le plus capé en activité et n’est plus qu’à deux sélections de devenir centurion avec les Bleus. Gael Fickou, 32 ans, a fait le tour du championnat français : celui qui est au plus haut niveau depuis quatorze saisons désormais a connu le Stade toulousain, le Stade français, le Racing 92 et connaîtra la saison prochaine, le Rugby club toulonnais pour deux saisons. Une boucle qui devrait donc se boucler en 2027, année de Coupe du monde, à 34 ans à la fin de son aventure sur la rade varoise.
La suite ? Il la confie dans « Jour Off », le nouveau format de Canal+ animé par Sacha Valleau. « Je ne me ferme aucune porte, je ne sais pas de quoi demain est fait, pense Fickou. S’il y a des belles opportunités qui se proposent à moi… Dans le championnat français, sincèrement je ne pense pas. Après Toulon, ça sera soit à l’étranger soit ca s’arrêtera là. » Mais alors, quelles pistes ? « Aller en Super Rugby, je ne pense pas que j’aurai, dans deux ans, le niveau physique et mental, de jouer en Nouvelle-Zélande, Australie ou Afrique du Sud. Par contre, le Japon ou les Etats-Unis, ca pourrait être intéressant comme expérience de vie. » Une vie que l’on découvre variée en centre d’intérêts. L’écriture, la mode, la restauration : Fickou diversifie ses plaisirs, sans pour autant se déconcentrer de son principal moteur, le rugby.
« Ce soir-là, il ne pouvait rien m’arriver »
Il va d’ailleurs continuer son chemin au RCT avec un objectif en ligne de mire : avoir sa place dans le groupe France pour la Coupe du monde 2027, qui se déroulera en Australie. « Je sentais depuis un moment que la vision de mon jeu n’était pas en corrélation de ce qu’on produisait (au Racing 92, n.d.l.r). Je pensais surtout qu’il fallait que je change un peu d’air pour avoir ce coup de fouet, pour retrouver la flamme. J’ai eu l’opportunité car Pierre (Mignoni) m’appelle et me dit qu’il veut à tout prix que je vienne. Je me mets à reflechir, ça dure un mois où je pose des questions. Je me dis : « Revenir à Toulon, est-ce que ce n’est pas revenir en arrière ? », au vu de mon passé là-bas. Tu te poses beaucoup de questions. Mon objectif c’est la Coupe du monde, c’est ce qui me tire et me pousse à être bon. Le Top 14 je le connais par coeur, ça fait des années que j’y suis. Bien sûr que je veux gagner le Top 14, la coupe d’Europe, c’est une évidence. Mais ce qui m’a toujours animé dans ce sport, c’est l’équipe de France, plus que tout le reste. Si je suis bon en club, ça me permet d’être en équipe nationale. »
Au fil de l’entretien, il confie aussi avoir réalisé son plus grand match à titre personnel contre l’Angleterre lors du grand chelem 2022 avec les Bleus, se disant que ce soir là, « il ne pouvait rien [lui] arriver ». Il avoue aussi avoir vécu son moment le plus dur sportivement lors de son absence du dernier 6 Nations. La prochaine échéance pour lui sera ce samedi et un déplacement à Pau avec son Racing 92 pour un barrage qui lui permettrait en cas de victoire de poursuivre son rêve de décrocher un Brennus, qui serait son premier titre en club.
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