Toros y campo, la Feria de Boujan, revient du 2 au 5 juillet pour un dixième anniversaire célébré avec pas mal de nouveautés.
Toros y campo, la Feria de Boujan, revient pour un 10e anniversaire teinté de pas mal de changements. À commencer par sa date dans le calendrier puisque l’événement, d’ordinaire organisé fin juin, est décalé d’une semaine. « Il y a beaucoup de manifestations taurines en mai-juin, les clubs taurins sont essoufflés après Nîmes, Alès, Istres, Mauguio… Et puis chaque année, c’était la finale du Top 14, il y avait la Feria de Vendres », justifie Marin Laval, président d’honneur de l’association. Rendez-vous est donc donné, cette année, du 2 au 5 juillet.
La formule, qui entend mettre en valeur de jeunes novilleros prometteurs, reste, elle, inchangée avec la programmation de trois novilladas. « Nous avons libéré de son contrat Mario Vilau qui va à Pampelune (qui se déroule au même moment NDLR). Mais nous sommes fiers de l’avoir choisi. Il laisse la place à Victor Clauzel lors de la novillada du dimanche 5 juillet ». La Feria de Boujan ambitionne en effet de dénicher de jeunes talents, des toreros en devenir. Avec le départ d’Élodie Daure, qui gérait en particulier ce volet, l’association, désormais présidée par Sébastien Augé, a travaillé davantage de façon « collective », en s’appuyant sur les clubs taurins, explique l’équipe.
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Le chef Julien Bousquet pour le déjeuner épicurien
Côté programmation, comme l’an dernier, le week-end bénéficie d’une soirée festive supplémentaire, jeudi 2 juillet, en ouverture. Et bien entendu, ce qui fait le sel de ce week-end, c’est-à-dire la bonne chère, sera porté haut avec le déjeuner épicurien, vendredi 3 juillet. Pour cette 10e édition, le chef Julien Bousquet, ancien du Pica à Béziers et qui vient de reprendre l’Auberge de Combes, dans l’arrière-pays, sera derrière les fourneaux. Avec un menu en dix temps (95 €, sur réservation) qui devrait combler les habitués, parmi lesquels de nombreux acteurs de la vie économique locale. Le reste du temps, la restauration sera assurée par l’association elle-même avec des formules à 15 € pour attirer un large public.
Une tienta en présence de cinq maestros passés par Boujan
Au-delà de ce temps fort, la traditionnelle procession de la Vierge tout comme le bal sévillan, les DJ’s… complètent les festivités. Mais la grosse nouveauté, « c’est la tienta (pas de mise à mort NDLR) organisée par les anciens, Marin Laval, Michel Bouisseren et Philippe Combes en présence de cinq maestros passés par Boujan, tels Tibo Garcia, Carlos Olsina, Maxime Solera », explique l’équipe. Un rendez-vous gratuit proposé samedi 4 juillet, à 11 h, pour marquer ce 10e anniversaire. L’association entend souligner encore son ADN : c’est-à-dire son rôle de découvreur et d’accompagnement : « Sans novillada, pas de corrida. »
Toutefois, la Feria de Boujan doit aussi composer avec la fragilité économique du secteur. Ce sont donc deux novilladas non piquées et une seule piquée qui sont prévues, à des tarifs accessibles (15 € et 25 €) et avec des élevages 100 % français. À noter enfin que c’est le jeune artiste Revilla qui a réalisé l’affiche. Et que Toros y campo renouvellera sa bodega pendant la Feria de Béziers, toujours dans le but d’équilibrer ses projets et de faire vivre l’aficion.
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