Ben O’Keeffe est intervenu dans un podcast en Nouvelle-Zélande pour évoquer plusieurs sujets le concernant. Et il a réagi à une question sur le quart de finale de Coupe du monde 2023, celui qu’il a arbitré, entre la France et l’Afrique du Sud (28-29).
Sa parole était chassée ; on a désormais son témoignage. Ben O’Keeffe est intervenu dans le podcast DSPN, une chaîne néo-zélandaise consacrée au rugby, ce mercredi. Interrogé par Martin Devlin, l‘arbitre local balaye de nombreux sujets. Et celui qui nous intéresse particulièrement, de ce côté du globe, c’est son point de vue sur le quart de finale du Mondial 2023 perdu par la France contre l’Afrique du Sud (28-29), match qu’il a arbitré. À ce sujet, il n’éprouve aucun complexe : « C’est un quart de finale entre la nation hôte et l’Afrique du Sud, et c’est l’une des meilleures premières périodes qu’il m’ait été donné de voir en tant qu’arbitre. Forcément, j’ai adoré en faire partie, amorce-t-il. Mais vous avez un match qui se termine à 28-29, donc une équipe qui perd d’un point… » D’autant plus que l’équipe malheureuse s’avère être la France, où se déroule la compétition. « Ce que j’ai trouvé difficile dans les jours suivants, c’est le procès que m’ont intenté les médias, concède le Néo-Zélandais. Je me rappelle être en public, simplement marcher vers la salle de sport avec mes collègues arbitres, et les gens qui me filmaient. »
« Je suis persuadé que j’étais la bonne personne pour l’arbitrer »
Une pression qui n’a pas touché que lui : « En passant la douane, ma soeur a été interpelée pour savoir si elle était parente. Elle ne savait pas ce qui se passait, elle venait simplement pour me soutenir. Elle a répondu oui, et a reçu des drôles de regard… »
Dans ce contexte, il a trouvé confort dans la décision de World Rugby de le désigner au centre de la demi-finale, en suivant, entre les Springboks et l’Angleterre. « J’ai adoré pouvoir enchaîner et être sur cette pelouse. J’y suis allé, j’ai arbitré, et j’ai fait du très bon travail. »
Mais plus important, que pense-t-il, avec le recul, de sa performance au sifflet du quart ? « Pendant une partie, on prend beaucoup de bonnes décisions mais on commet aussi des erreurs. Toutefois, je suis toujours fier de la façon dont j’ai arbitré le match, surtout avec certaines décisions que j’ai dû prendre. Je suis persuadé que j’étais la bonne personne pour l’arbitrer. »
.
