En cette période de vacances, focus sur les Bateaux du Midi : reprise il y a un an par la famille Senamaud, la compagnie biterroise cherche à consolider son activité emblématique tout en renforçant son ancrage territorial et culturel.
Depuis avril 2025, la famille Senamaud a repris les rênes des Bateaux du Midi. Un choix qui s’inscrit dans une logique de diversification pour cette famille déjà implantée dans le tourisme avec le camping Les Berges du Canal, à Villeneuve-lès-Béziers.
« Il y avait une vraie cohérence avec notre activité. Depuis longtemps, nous avions l’envie de développer un projet autour du canal du Midi », explique Florian Senamaud, directeur commercial, aux côtés de son frère Lucas, directeur administratif et financier.
Un an après, les deux frères poursuivent leur phase d’appropriation de cette entreprise touristique et de restauration, dont l’activité repose sur des croisières à la journée ou à la demi-journée : « C’est une entreprise connue, qui fonctionne. Notre priorité est de stabiliser l’activité ».
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Une expérience entre patrimoine et terroir
Les Bateaux du Midi proposent des balades sur l’un des tronçons les plus emblématiques du canal, entre pont-canal, écluses de Fonseranes et tunnel du Malpas. À bord, l’expérience se veut à la fois immersive et gourmande, avec une cuisine maison inspirée du terroir. « Nous privilégions la qualité et l’authenticité. Le plus beau retour, c’est quand les clients nous disent que c’est « comme à la maison » », souligne Florian Senamaud.
Chaque année, près de 22 000 passagers embarquent à bord des deux péniches de la compagnie. La clientèle se répartit à parts égales entre groupes et particuliers. « Beaucoup de Biterrois connaissent notre activité, mais n’ont pourtant jamais fait la croisière », observent les dirigeants. Un constat qui prend tout son sens en cette période de vacances, où la clientèle locale représente un potentiel important.
S’adapter aux défis
L’enjeu est aussi culturel : mieux faire connaître le canal du Midi, classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996. « Nous voulons que les visiteurs comprennent réellement ce lieu et son histoire. » Un an après la reprise, la compagnie doit aussi composer avec des enjeux très concrets, à commencer par la sécheresse. « C’est un vrai sujet. L’an dernier, en fin d’été, nous avons été menacés d’un arrêt de navigation », confie Lucas Senamaud.
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Si la saison court traditionnellement de mars à octobre, l’entreprise commence à diversifier son activité, avec des croisières hivernales ou des prestations à quai pour les entreprises. L’événementiel constitue également un levier de développement, notamment autour des mariages, qui représentent déjà près d’une quinzaine de prestations par saison.
En parallèle, un travail est engagé pour réduire l’impact environnemental de l’activité, avec la rénovation des péniches centenaires et une sensibilisation des équipes. « Le canal du Midi a été délaissé pendant longtemps. Aujourd’hui, il est essentiel de le préserver pour continuer à faire vivre ce patrimoine. »
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