Trois mois et demi après la tragédie de Crans-Montana, Astrid Panine, la maman de Cyane, cette jeune Sétoise qui a trouvé la mort dans l’incendie de la discothèque suisse, lance ce samedi une opération baptisée « Opération Papillon » en hommage aux victimes du bar Le Constellation. Témoignage.
À partir de ce samedi 18 avril, date de naissance de Cyane Panine, tragiquement disparue dans le terrible incendie de Crans-Montana, tous ceux qui le souhaitent sont invités à publier sur les réseaux sociaux une photo ou une vidéo illustrant une action bienveillante ou de soutien, en ajoutant le hashtag #operationpapillonC, avec un C majuscule à la fin. C comme Cyane.
Le lendemain, le dimanche 19 avril, la sœur aînée de Cyane, Éoline, disputera avec d’autres personnes le semi-marathon de Montpellier sous les couleurs d’une association en cours de formation, une association de soutien aux victimes françaises de l’incendie de Crans-Montana.
Astrid Panine, la mère de Cyane, a accepté de nous recevoir à cette occasion et de revenir sur le terrible drame du 1er janvier 2026. Trois mois et demi après l’incendie du bar Le Constellation, « c’est vraiment les montagnes russes », confie-t-elle. « Il y a des jours où je dis il faut faire quelque chose et puis il y a des moments où je peux rester couché toute la journée et être vraiment mal et avoir l’impression que plus rien ne va. »
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Une opération pour transcender la tristesse et la colère
Astrid l’avoue : elle ne sait pas encore comment elle va vivre sans sa fille. « Mais justement, dit-elle, j’ai voulu faire quelque chose pour le transcender et ne pas rester dans la tristesse ou la colère ou quoi que ce soit qui ne m’apportera rien, qui ne fera du mal qu’à moi et n’apportera rien à ma fille disparue et à tous les jeunes qui souffrent. Donc il faut le transcender et faire autre chose avec ça. » Et puis, tout à coup, « ça m’est venu comme une lumière, j’ai dit : voilà, il faut que je fasse l’Opération Papillon ! »
Cette opération, la maman de Cyane souhaite « que ce soit quelque chose de concret, que les mémoires restent éveillées, ça ne sera pas juste un hommage qu’on fait comme ça, mais qu’il y ait une action concrète pour qu’on pense toujours à ces jeunes et que ça ne se reproduise pas. »
Quant à l’enquête et à la procédure judiciaire autour du drame de Crans-Montana, c’est pour Astrid, « un méli-mélo » où « tout le monde rejette la faute les uns sur les autres ». « Je pense que ça va être très très long, regrette-t-elle. Et c’est pour ça que je préfère agir à côté et faire quelque chose qui peut être utile. Après, la justice, elle fera son travail. »
Ce qu’elle espère, « c’est que peut-être, en faisant » cette Opération Papillon, « ça éveillera un peu les consciences. Et si ça peut, tant mieux. Surtout, je ne veux pas inciter à la haine », conclut-elle.
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