Plusieurs associations ont appelé à se mobiliser ce samedi 11 avril contre la loi Duplomb dans le centre de Toulouse. En 2025, un article de cette loi, permettant la réintroduction de l’acétamipride, un néonicotinoïde interdit en France avait provoqué l’indignation. Une pétition avait rassemblé plus de deux millions de signatures. Le texte a depuis évolué, mais il est toujours critiqué.
Les Amis de la Terre Midi Pyrénées, Greenpeace Toulouse, la Confédération Paysanne de Haute Garonne ou encore la CGT 31, en tout 13 collectifs et associations ont appelé à la mobilisation, rue Alsace Lorainne, au jardin du Capitole, en plein cœur de Toulouse, ce samedi 11 avril. Ils sont une centaine de personnes à avoir répondu à cet appel.
En juillet 2025, un article de la loi Duplomb permettant la réintroduction sous conditions de l’acétamipride, interdit en France, est adopté, suscitant l’indignation de nombreuses associations de défense de l’environnement. Une pétition est alors lancée. Elle va rassembler plus de deux millions de signatures. Le Conseil constitutionnel censure alors l’article concernant l’acétamipride « faute d’encadrement suffisant ». La décision du Conseil constitutionnel rappelait que les néonicotinoïdes, dont fait partie l’acétamipride, « ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux » et « induisent des risques pour la santé humaine ».
Le sénateur Les Républicains de la Haute-Loire, Laurent Duplomb, est l’auteur d’un nouveau projet visant à réintroduire à titre dérogatoire des pesticides interdits en France. Au début du mois d’avril, il a demandé que son texte soit inséré dans le projet de loi d’urgence agricole. Les propositions du sénateur de Haute-Loire n’ont pas été retenues mais l’inquiétude demeure chez les premiers défenseurs de l’interdiction totale de l’acétamipride. D’où la mobilisation des associations aujourd’hui.
Alors que plus de 2 millions de personnes ont signé la pétition contre le premier texte du sénateur Duplomb et que le Conseil constitutionnel a retoqué la disposition visant à réintroduire un insecticide tueur d’abeilles et très nocif pour la santé, celui-ci remet ça !
Associations et collectifs appelant à la mobilisation
Ces associations estiment que le texte, qui va à l’encontre de l’intérêt général et va aggraver les atteintes à l’environnement, n’a pas été abandonné.
Mobilisation contre la loi Duplomb, à Toulouse • © FTV
Pour les participants à ce rassemblement, une centaine, ce nouveau texte, susceptible d’être de nouveau proposé, est « une négation de l’ensemble des connaissances scientifiques sur les dangers des pesticides, et particulièrement des insecticides néonicotinoïdes comme l’acétamipride ». D’après eux, des dizaines d’études scientifiques en attestent.
