Un Narbonnais de 28 ans a été condamné à trois ans de prison par le tribunal correctionnel de Béziers pour avoir frappé sa femme enceinte de huit mois lors d’une dispute. Déjà condamné pour des faits de violences, son sursis d’une année supplémentaire a également été totalement révoqué, ce lundi 30 mars.
Une dispute conjugale qui a pris de graves proportions. Ce jeudi 26 mars, un équipage de la Brigade anticriminalité de Béziers est intervenu au domicile d’un couple qui vient de se disputer. À leur arrivée, une femme enceinte de huit mois a le nez ensanglanté et son compagnon avance qu’il n’a fait que se défendre. Ce dernier est immédiatement placé en garde à vue lors de laquelle un sachet de plusieurs grammes de cannabis est retrouvé sur lui.
Lors de son audition par les policiers du commissariat biterrois, la victime explique qu’elle avait demandé à son compagnon de garder ses deux enfants, afin qu’elle puisse passer une échographie. Prétextant avoir des choses à faire, l’homme refuse et une dispute éclate entre les deux : les insultes commencent à pleuvoir avant qu’une gifle ne mette au sol madame et que son nez ne se mette à saigner. Pour se défendre, elle le mord à la jambe et le frappe avec un aspirateur.
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« Vous lui reprochez de ne pas être éduqué et de frapper une femme enceinte, n’est-ce pas ? »
« Ce n’est pas la première fois que ça se passe non ? », a demandé le président du tribunal correctionnel de Béziers à la victime, ce lundi 30 mars lors d’une comparution immédiate. « Non, mais je tiens à préciser que je ne me laisse pas faire, les violences sont des deux côtés », a-t-elle répondu. « Non ! Ce n’est pas vrai, c’est simplement que vous vous défendez, a rétorqué le magistrat, avant de l’interroger à nouveau. Vous lui reprochez de ne pas être éduqué et de frapper une femme enceinte, n’est-ce pas ? ». « Oui », s’est-elle contentée.
« Elle est très vulgaire depuis le début de notre relation », a, pour sa part, répondu le prévenu de 28 ans, au moment d’expliquer les raisons de son comportement, depuis le box des prévenus. Ce qui a fait sortir de ses gonds le président du tribunal : « Mais vous êtes resté avec elle et vous lui avez fait deux enfants ! Vous n’aviez qu’à partir ! ».
Trois ans de prison et la révocation d’un sursis d’un an
Le problème, c’est que ce n’est pas la première fois que des violences perturbent la vie de ce couple. Interrogée pour cette altercation du 26 mars, une voisine a témoigné qu’en août 2025, elle avait déjà trouvé la jeune femme ensanglantée et l’avait vue se faire jeter dans les escaliers.
Les sept mentions au casier judiciaire du prévenu n’ont également pas joué en sa faveur, que ce soit pour port illégitime d’arme blanche, usage de stupéfiant ou encore séquestration et enlèvement. Un délit pour lequel ce Narbonnais avait écopé d’une peine de trois ans de prison et une autre année avec sursis, qu’il venait de purger au moment des faits d’août 2025. Pour ces violences sur sa femme enceinte, le tribunal de Béziers a décidé de le renvoyer en détention pour les quatre prochaines années.
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