France – Angleterre – Steve Borthwick comparé au Premier ministre anglais, une liste de successeurs déjà sur la table : la revue de presse britannique avant le Crunch

À quelques heures d’un affrontement qui promet d’être épique entre Anglais et Français, la presse d’outre-Manche met la pression sur Steve Borthwick. Un mélange d’inquiétude et d’excitation parcourt le Royaume où tout pourrait arriver lors de ce « Super Saturday ».

Le bal du Tournoi 2026 arrive à son terme et Steve Borthwick pourrait bien être définitivement interdit de soirée. Au petit matin d’un énième Crunch très attendu à Saint-Denis, l’Angleterre n’a rien d’autre à espérer que de priver son éternel rival d’un nouveau sacre continental. Après douze victoires en treize matchs avant l’ouverture du Tournoi, la Rose s’est brutalement arrêtée de piquer et ne compte qu’une maigre victoire face à des Gallois largués depuis plusieurs années. Alors, la presse gronde. De l’autre côté de la Manche, le Daily Mail ne se gêne pour, déjà, proposer une liste de prétendants pour reprendre la barre de la sélection anglaise. « Steve Borthwick se bat pour conserver son poste et l’Angleterre a besoin d’un plan B : voici les quatre principaux candidats si la RFU doit agir avant la Coupe du monde » ose le journal britannique en citant Michael Cheika ou Joe Schmidt, entre autres.

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Même le très réputé Telegraph aiguise sa plume en comparant la situation de l’ancien deuxième ligne de Leicester à celle du Premier ministre anglais. « Ce n’est pas un hasard si Steve Borthwick s’impose rapidement comme le pendant du rugby à Sir Keir Starmer, délaissant toute expression flamboyante pour une palette de gris omniprésents. On peut relever de nombreux défauts chez le sélectionneur anglais, de sa propension à dégager le ballon au pied à son penchant pour aligner cinq ailiers dans son équipe de 23 joueurs. Mais fondamentalement, il capte l’état d’esprit du pays, appliquant la stratégie du Premier ministre : gérer un chaos en se contentant de répéter les mêmes formules toutes faites ».

Oubliez la Coupe du monde, l’Angleterre doit se focaliser sur le Tournoi

Le ciel est effectivement de plus en plus gris aux alentours de Twickenham tant cette Angleterre est pâle alors que tout roulait avant l’hiver. Le Telegraph évoque alors un problème potentiel, celui d’une concentration plus accrue sur la Coupe du monde plutôt que le Tournoi, où le journaliste Gavis Maris présente la compétition du Vieux Continent comme une « bière de mauvaise qualité ». « Il est temps que le pays se détache de son obsession pour le trophée Webb Ellis et recommence à prendre le Tournoi des 6 Nations au sérieux. Le bilan de l’Angleterre dans le Tournoi depuis 2003 est catastrophique comparé à celui de ses rivaux. Le pays de Galles a remporté quatre Grands Chelems, l’Irlande et la France trois, contre un seul pour l’Angleterre, lors de la première année d’Eddie Jones à la tête de l’équipe après la Coupe du monde 2015 ».

On attend peu de l’Angleterre à Paris, ce qui n’est guère surprenant compte tenu de ses récentes performances, mais l’équipe de Steve Borthwick a prouvé qu’elle excellait dans les situations critiques.

The Independent, quant à lui, évoque une troisième crise potentielle pour le rugby anglais et son sélectionneur. Après une préparation au Mondial 2023 chaotique, et un automne 2024 dans la pénombre, le média britannique rajoute une couche de pression sur l’ancien Tigre de Leicester. « Borthwick ne semble pas de prime abord être l’homme de la situation en temps de crise, mais il s’agit, au moins, d’un terrain relativement familier pour lui. La déclaration de Borthwick avant le Tournoi des 6 Nations, selon laquelle il souhaitait que l’Angleterre se rende à Paris avec un titre en jeu, paraissait indûment audacieuse de la part d’un homme dont le style de jeu était fluctuant et peu enclin à de telles ambitions. Avec le recul, elle semble plutôt relever de l’arrogance ».

Malgré ce climat orageux au-dessus du XV de la Rose, certains journalistes britanniques voient une once d’optimisme dans ce rendez-vous au stade de France. « L’Angleterre donnera du fil à retordre à la France. On attend peu de l’Angleterre à Paris, ce qui n’est guère surprenant compte tenu de ses récentes performances, mais l’équipe de Steve Borthwick a prouvé qu’elle excellait dans les situations critiques. Il faut s’attendre à des progrès et à un renouveau, mais sur le chemin de l’Angleterre se dressera une équipe de France qui saura exactement ce qu’il lui faut faire pour remporter le titre. Cette motivation supplémentaire devrait permettre aux Bleus de s’imposer » affirme le Telegraph.

PLUS INFO  Top 14 - Contre Bordeaux-Bègles, Romain Ntamack va vivre le premier jour du reste de sa saison : "Les critiques lui glissent dessus"

https://www.rugbyrama.fr/2026/03/14/france-angleterre-steve-borthwick-compare-au-premier-ministre-anglais-une-liste-de-successeurs-deja-sur-la-table-la-revue-de-presse-britannique-avant-13271921.php

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