Six listes sont en présence pour le 1er tour des municipales à Mauguio-Carnon. Il y aura un nouveau maire puisque Yvon Bourrel a annoncé qu’il ne briguait pas de nouveau mandat. C’est donc une bataille de succession qui s’y est engagée, avec notament en lice deux anciens adjoints du maire sortant.
Parmi les thèmes qui animent cette campagne, celui de la délinquance et de la sécurité. Mais à Mauguio-Carnon les candidats n’y répondent pas tous de la même manière
Dans la 9ème commune de l’Hérault en nombre d’habitants il y a déjà 30 policiers municipaux, 16 ASVP (les agents de sécurité de la voie publique) et 150 caméras de vidéo surveillance. Soit 9 caméras pour 1000 habitants, ce qui est assez important pour une commune de cette taille.
Comme ailleurs, la sécurité est au coeur de la campagne pour les municipales. Car les électeurs restent particulièrement sensibles à cette question.
Pour autant, et pour Patricia Moullin-Traffort, ancienne adjointe du maire sortant Yvon Bourrel, il ne faudrait pas noircir le tableau. Sa liste fait donc une proposition plutôt originale. Obliger les jeunes à qui la ville offre une aide financière pour l’obtention de leur permis de conduire, à suivre aussi une formation aux premiers secours. L’idée c’est de responsabiliser tout le monde en matière de sécurité. Une proposition qui tranche en tout cas avec ce qu’on a l’habitude d’entendre en matière de sécurité.
Laurent Pradeille, adjoint divers-gauche sortant lui aussi et successeur désigné d’Yvon Bourrel, estime également que la ville de Mauguio-Carnon est aussi plutôt épargnée par la délinquance. Ce qui ne l’empêche pas d’avancer de nouvelles idées. Comme de renforcer, si possible, les pouvoirs de la police municipale quand la loi aura évolué dans ce domaine. Il propose aussi la construction d’une nouvelle gendarmerie.
De l’autre côté de l’échiquier politique, on ne partage pas le même constat. A Mauguio-Carnon la sécurité doit au contraire être une priorité. Car selon Pierre-Martin Chazot, candidat divers-droite qui vient de siéger six ans dans l’opposition, les chiffres ne sont pas si bons que le disent les sortant. Il propose donc de transférer des postes d’ASVP vers la police municipale afin de renforcer les effectifs de cette dernière.
Encore plus à droite, le candidat du Rassemblement National, Gilles Parmentier, propose lui une mesure-choc pour combattre la petite délinquance. Signer un partenariat avec les bailleurs sociaux pour expulser des logements sociaux les délinquants qui en bénéficient.
Cécile Barral, candidate sans étiquette qui se présente pour la première fois, propose elle le recrutement de nouveaux policiers municipaux, avec une présence sur le terrain 7 jours sur 7 et 24h sur 24.
Enfin Daniel Bourguet, conseiller municipal sortant d’opposition divers-gauche qui en 2020 était arrivé second au 1er tour, envisage lui la création d’un service d’agents volontaires, qui ne seraient pas policiers, mais qui seraient formés à la tranquillité publique en ayant un rôle préventif par leur présence dans les rues et auprès des habitants.
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