Le XV de France s’apprête à défier l’Écosse dans son jardin de Murrayfield avec une formidable excitation, comme l’atteste la presse écossaise. Les médias locaux sont impatients de voir cette bataille entre deux des équipes les plus clinquantes du rugby mondial.
La France et l’Écosse sont amies depuis 1295. La raison ? Un traité baptisé « Auld Alliance » pour faire front face à l’ennemi commun, l’Angleterre. Plus de 700 ans plus tard, les deux nations partagent toujours des liens étroits, non plus sur le champ de bataille mais sur le terrain de rugby. À quelques heures de l’affrontement entre le XV du Chardon et les Bleus, la presse écossaise s’émoustille à l’avance de voir cette opposition enflammée. The Scotsman, l’un des journaux les plus réputés du pays, parle d’un « clash fun et épique à Murrayfield, l’Écosse et la France partagent la même philosophie de jeu. Un match à savourer ». De Matthieu Jalibert à Finn Russell en passant par Kyle Steyn ou Louis Bielle-Biarrey, le média écossais ne se trompe pas tant les deux nations possèdent une ligne d’attaque virevoltante et capable de fendre la défense adverse à tout moment.
Dans un autre article, The Scotsman évoque l’affrontement étoilé entre Finn Russell et Antoine Dupont, les deux maestros de leurs équipes. Si le duel entre l’ouvreur écossais et Matthieu Jalibert promet également des étincelles, il devrait être intéressant le leadership de Russell et Dupont sur leurs coéquipiers respectifs. Pour le journal écossais, le numéro 10 de Bath et le demi de Toulouse sont aujourd’hui « les meilleurs joueurs du monde ». « Si ce n’est pas eux, qui d’autres ? » pousse Sione Tuipulotu. L’attente est d’autant plus grande que les deux joueurs ne se sont plus affrontés en sélection depuis août 2023, lors d’un match de préparation au Mondial 2023 à Saint-Étienne.
Les Français peuvent être pris l’intensité de Murrayfield qui avait déjà secoué l’Angleterre
De l’autre côté de la frontière écossaise, le Telegraph s’est lui amusé à pronostiquer les résultats de la quatrième journée. Alors que l’attention des journalistes locaux sera principalement consacrée à Italie – Angleterre, la rencontre entre le Chardon et les Bleus passionne aussi outre-Manche. « Ce serait formidable pour le Tournoi que ce match soit un véritable choc de titans, mais j’ai du mal à imaginer comment l’Écosse pourrait l’emporter face à une équipe de France aussi rapide et puissante. La mêlée semble être le talon d’Achille de la France, mais je ne suis pas certain que l’Écosse ait la puissance nécessaire pour arracher la victoire » analyse l’une des plumes de l’un des titres les plus respectés du Royaume.
« S’il y a bien une seule équipe pour stopper la France, c’est l’Écosse. Mais leur prestation face aux Gallois n’a pas été des plus convaincantes et ils semblent inconstants. La France pourrait bien se révéler trop forte pour eux, même si les Écossais donnent le meilleur d’eux-mêmes » poursuit un autre journaliste. Une seule plume semble être optimiste pour les coéquipiers de Ben White : « La France n’a pas encore été véritablement mise à l’épreuve et l’équipe de Gregor Townend est parfaitement armée pour répondre au jeu offensif des Bleus. Les Français peuvent être pris l’intensité de Murrayfield qui avait déjà secoué l’Angleterre. Cela pourrait bien suffire à surprendre la France et à nous offrir un dernier samedi palpitant lors de la dernière journée ». Un scénario que veulent à tout prix éviter Fabien Galthié et les Bleus…
.
