Il y a une semaine, la France levait toutes les zones réglementées en matière de dermatose nodulaire contagieuse pour les bovins. Fini les restrictions de déplacements des animaux sous condition de vaccination, y compris dans les 75 communes des Pyrénées-Orientales qui y étaient encore soumises. Mais la traversée de la frontière avec l’Espagne reste interdite.
La dernière zone de surveillance de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), en France, sera levée ce vendredi 27 février 2026. Elle concerne 75 communes du sud-est des Pyrénées-Orientales, proches de l’Espagne.
Ce territoire était le seul encore actif, après la levée des autres le 20 février dernier. Il était justifié par la présence d’un cas de DNC sur un veau dans un élevage de Catalogne, avait expliqué la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard.
Vendredi 27 février, la fin des restrictions sera donc effective pour l’ensemble du pays.
« L’intégralité des communes des Pyrénées-Orientales passe en zone vaccinale de type II », a expliqué dans un communiqué le représentant de l’État, Pierre Regnaut de la Mothe, alors qu’aucun cas de dermatose nodulaire bovine n’a été détecté depuis le 2 janvier 2026.
Cette décision met fin à des restrictions de mouvements des bovins du département catalan qui ont débuté il y a plus de 4 mois, le 4 octobre 2025, avec l’apparition des premiers foyers en Espagne.
Les restrictions contre la dermatose nodulaire sont levées dans toute la France, sauf pour une partie des Pyrénées-Orientales – archives. • © David Le Deodic / MAXPPP
Le passage de ces 75 communes en zone vaccinale II permet désormais les mouvements de sortie des bovins de ces communes, vers la zone indemne, en France et la réintroduction d’animaux sous conditions notamment de vaccination.
En revanche, la reprise des mouvements vers l’Espagne, élément essentiel pour les éleveurs, ne pourra débuter que dans les prochains jours.
Autour de la mi-mars, pour les premières communes notamment de Cerdagne puis elle sera étendue progressivement à l’ensemble du territoire des Pyrénées-Orientales selon un calendrier qui sera précisé sur le site du ministère de l’Agriculture.
Cette levée de zone démontre l’efficacité de la stratégie de lutte mise en place depuis le début de la crise et confirme que son application rigoureuse permet d’enrayer l’épizootie sur les territoires touchés. Je salue les éleveurs qui ont su faire face à cette crise majeure avec dignité et solidarité, les services de l’État, les vétérinaires, les groupements de défense sanitaire et l’ensemble des acteurs des filières bovines dont les efforts et l’implication ont permis d’atteindre ce résultat.
Pierre Regnaut de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales
Afin d’éviter toute résurgence du virus, une campagne de revaccination à la charge de l’État sera mise en œuvre en 2026, selon des modalités en cours de finalisation.
Les services de la préfecture restent mobilisés pour apporter aux éleveurs du département le soutien financier de l’État afin de leur permettre de reprendre leur activité dans les meilleures conditions.
À ce titre, une seconde avance de trésorerie a été versée la semaine dernière à l’ensemble des éleveurs touchés par un foyer de DNC. En parallèle, un fonds d’urgence de 431 000 € pour les Pyrénées-Orientales, destiné aux élevages les plus fragiles impactés par la DNC, est en cours de versement pour les 85 élevages éligibles.
Au niveau national, plus de 3.500 bovins ont été abattus, sur un cheptel de près de 16 millions de têtes, et près de deux millions de bêtes ont été vaccinées.
