La rédaction de Midi Olympique a procédé à un grand tour d’horizon des clubs de Top 14 pour comparer chaque « expérience spectateur ». Enquête.
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1. Expérience stade
L’expérience stade est globalement l’un des points forts du Top 14, avec plusieurs références très abouties. Les clubs de Bordeaux-Bègles, Paris, le Racing, Toulouse, Lyon et Montauban rayonnent grâce à de véritables villages avant-match, une offre de restauration abondante, des animations thématiques et une volonté assumée de prolonger la fête après la rencontre. Bayonne, La Rochelle, Clermont, Pau, Montpellier ou Castres proposent également des expériences très agréables, conviviales et bien structurées, souvent renforcées par des bodegas et la proximité joueurs-supporters. À l’inverse, Toulon est en retrait (5,5/10), pénalisé par une configuration ancienne peu pensée pour les animations et la consommation. À noter que Perpignan a beaucoup progressé ces dernières saisons, tandis que le Racing 92 propose une expérience très confortable mais plus “spectacle” que rugby. Dans l’ensemble, le Top 14 affiche une montée en gamme nette, même si tous les stades ne disposent pas des mêmes moyens ou espaces.
2. Accessibilité
L’accessibilité est un critère très contrasté selon l’implantation des stades. Montpellier et Paris dominent clairement (9/10), grâce à des réseaux de transports en commun performants, une signalétique claire et des dispositifs exemplaires pour les personnes en situation de handicap. Bayonne, Bordeaux, Clermont, Pau et Racing 92 offrent une accessibilité globalement satisfaisante, avec toutefois des limites liées au stationnement automobile. À l’opposé, d’autres stades comme ceux de Toulon (3/10), Perpignan (4/10) et Castres (5/10) souffrent du manque de parkings et d’embouteillages les jours de match. Toulouse reste pénalisé par l’absence de métro, même si la situation est appelée à évoluer à moyen terme car les travaux sont en cours. La Rochelle et Montauban misent quant à eux sur le covoiturage et les mobilités douces.
3. Le stade (confort, visibilité, équipements)
Sur le plan strictement architectural et fonctionnel, plusieurs enceintes font figure de modèles. Chaban-Delmas, Jean-Bouin, Marcel-Deflandre, le Michelin, Mayol et Aimé-Giral culminent à 8 ou 9/10, combinant excellente visibilité, proximité du terrain, pelouse hybride et rénovations régulières. Idem pour la Paris La Défense Arena qui se distingue par la qualité de son gazon et son confort, bien que son identité « salle indoor » divise. Bayonne, Castres, Pau et Toulouse disposent de très beaux outils avec des stades modernes ou en voie de modernisation, avec encore des projets d’agrandissement ou de rénovation. À l’inverse, le Septeo Stadium du MHR (6/10) et Sapiac (6/10) sont légèrement en retrait. Le Septeo dispose d’une excellente visibilité mais mériterait un coup de neuf, tandis que Sapiac a été bien rénové mais la visibilité y est plus limitée selon le placement.
4. Ambiance générale
L’ambiance reste l’ADN du rugby français, mais avec de fortes disparités. Perpignan, Bordeaux-Bègles, Montauban, Pau et Toulouse figurent parmi les meilleures références, portées par des publics passionnés, des chants identitaires et des kops structurés. Autrefois incandescentes, ces places fortes du rugby français que sont Bayonne, Clermont, Toulon et La Rochelle se sont quelque peu assagies mais restent dans le haut du classement. Castres et Montpellier suivent au classement, avec un public montpelliérain qui a fait de beaux progrès ces dernières années. En revanche, le Racing 92 (5/10) et surtout Lyon (3/10) souffrent d’un public plus spectateur que supporter, obligeant à une animation souvent artificielle. Idem à Jean-Bouin où l’ambiance n’est pas à la hauteur de la qualité des structures dont dispose le club parisien.
5. Prix des places
La politique tarifaire est l’un des critères les plus clivants. Bordeaux et Montauban se démarquent très nettement avec des tarifs extrêmement accessibles (10/10), permettant d’assister à des matchs pour moins de 10 ou 15 euros. Montpellier, Castres, Racing 92 et Lyon proposent également des prix globalement raisonnables, avec des offres jeunes et des abonnements attractifs. À l’inverse, Clermont, Perpignan, La Rochelle et Toulouse pratiquent des tarifs plus élevés, souvent justifiés par la forte demande et des stades pleins. Bayonne, Pau, Toulon et Jean-Bouin se situent dans une moyenne haute, avec des pics importants sur les grosses affiches. Le Top 14 oscille ainsi entre logique populaire et économie de rareté, selon la capacité et l’attractivité des enceintes.
Le classement
1 – Stade Chaban-Delmas (Bordeaux) : 34/40
2 – Stade Jean-Dauger (Bayonne) : : 30,5/40
2 – Stade du Hameau (Pau) : 30,5/40
4 – Stade Ernest-Wallon (Toulouse) : 30/40
4 – Stade Marcel-Michelin (Clermont) : 30/40
4 – Stade Marcel-Deflandre la Rochelle : 30/40
4 – Stade Aimé-Giral Perpignan : 30/40
8 – Stade Jean-Bouin Stade français : 29,5/40
9 – Stade Pierre-Fabre Castres : 28/40
10 – Septeo stadium Montpellier : 27,5/40
11 – Paris La Défense Arena Racing 92 : 27/40
11 – Stade de Sapiac Montauban : 27/40
13 – Matmut Stadium Lyon : 26/40
14 – Stade Félix-Mayol Toulon : 24/40
Stade par stade
34/40
Stade Chaban-Delmas – Bordeaux-Bègles
- 1. Expérience stade : 8,5/10
Le stade Chaban-Delmas est devenu un vrai lieu de vie et de fête, avec de nombreuses animations proposées en avant-match qui débute dès l’arrivée des joueurs sur la place Johnston, avec une haie d’honneur pour encourager les acteurs jusqu’à leur entrée dans le stade. Derrière la tribune nord se trouve le village UBB avec ses stands de nourriture et boissons, sa scène et ses animations DJ. Néanmoins, il n’est pas nécessaire de s’y rendre pour profiter de l’ambiance puisque des nombreux points de restauration et des buvettes sont présentes tout autour de l’enceinte, avec une banda qui s’occupe de l’animation musicale. Il est aussi possible de prendre une petite douceur dans les corners gourmands et pour se désaltérer les premiers arrivés au stade ont droit à trente minutes d’happy hour. Pour encourager l’équipe, des drapeaux sont en libre-service mais ceux qui le souhaitent peuvent se rendre dans les sept boutiques du club.
- 2. Accessibilité : 3,5/5
Le stade Chaban-Delmas est situé en centre-ville et il est donc préférable de s’y rendre à pied ou en transport en commun car les places de parking sont limitées. Mais avec trois lignes de bus et le tram A, le stade Chaban-Delmas est facile d’accès. Pour les accrocs de la voiture, il convient d’arriver assez tôt pour trouver une place dans les alentours. À l’intérieur du stade, il est facile de circuler tout autour de l’enceinte malgré 32 930 personnes dans le stade. Il est aussi facile de quitter les lieux après la rencontre.
- 3. Le stade : 8/10
Si le stade Chaban-Delmas n’est pas tout jeune puisqu’il a été inauguré en 1924, il reste néanmoins très agréable pour les supporters, notamment car il a été le premier stade couvert au monde à avoir été construit sans pilier pour ne pas réduire la visibilité depuis les tribunes. Il compte aujourd’hui quatre écrans géants pour offrir une meilleure expérience aux supporters. Les sanitaires mériteraient néanmoins un rafraîchissement.
- 4. Ambiance générale : 9/10
L’UBB enchaîne les guichets fermés, avec 32 930 supporters présents à chaque rencontre à domicile. Depuis trois saisons, l’équipe bénéficie d’un incroyable soutien populaire qui ne cesse de s’accentuer au fil des mois. Même si le club n’a pas encore un chant attitré comme dans d’autres stades, l’ambiance est néanmoins exceptionnelle car les supporters donnent de la voix et se font entendre. Il faut dire que l’Union Bordeaux-Bègles peut compter sur les cinq clubs de supporters présents.
- 5. Prix des places : 5/5
Le stade Chaban-Delmas est accessible à toutes les bourses puisqu’il est possible de prendre une place dès 7 euros (tarif réduit pour les moins de 18 ans, les étudiants, les personnes possédant une carte CMI d’invalidité ou priorité) en virage où le plein tarif est de 10 euros. Il existe cinq autres catégories de prix, offrant ainsi un large éventail de prix. Les places les plus chères sont à 75 euros.
Par Nicolas Augot
30,5/40
Stade Jean-Dauger – Bayonne
- 1. Expérience stade : 8/10
Les nombreuses buvettes au pied des tribunes permettent un débit assez rapide. En revanche, le temps d’attente est parfois long pour la restauration. L’avant-match est animé, sur le terrain, par des chanteurs ou un DJ. Autour du stade, des animations ont lieu et à chaque rencontre, des joueurs sont en séance de dédicaces. Le club propose, lors des grosses affiches, de plonger l’enceinte dans le noir pour un chouette rendu. De la pyrotechnie (fumées au coup d’envoi, étincelles sur les essais) a également été mise en place. Après la rencontre, il n’est pas rare de voir des joueurs servir à la buvette.
- 2. Accessibilité : 4/5
Jean-Dauger se situe à moins de cinq minutes, à pied, du centre-ville. C’est assez rare pour le souligner. Le stade est plutôt bien desservi par les transports en commun, les parkings pour se garer se situent à cinq/dix minutes maximum. Enfin, Jean-Dauger propose plusieurs espaces pour les personnes à mobilité réduite, dans trois des quatre tribunes.
- 3. Le stade : 8/10
Le stade a été en grande partie rénové avec la construction de deux nouvelles tribunes pendant la période Covid. La pelouse hybride favorise le jeu. Tôt ou tard, les travaux dans la tribune nord permettront au club basque d’avoir une enceinte très moderne.
- 4. Ambiance générale : 7,5/10
Connu pour sa Peña Baiona, le stade Jean Dauger est capable d’offrir de formidables ambiances les grands soirs, même si, ces dernières années, la suppression des pesages a coupé l’Aviron d’une tranche populaire, et que, dans certaines tribunes, les spectateurs sont plus nombreux que les supporters. Heureusement, les associations de supporters tentent de maintenir l’ambiance dans le stade et proposent des animations (tifos, banderoles, confettis…).
- 5. Prix des places : 3/5
Il faut débourser, au moins, une trentaine d’euros (plein tarif) pour voir le match depuis les tribunes situées dans l’en-but. Les prix peuvent grimper entre cinquante et soixante-dix euros, selon l’affiche, pour les places au milieu des tribunes latérales. Voir un match à Jean Dauger, cela a un coût, mais le modèle économique du club est, en partie, basé sur ça, car l’Aviron ne possède pas de mécène, et chaque week-end ou presque, Dauger affiche complet. Dès lors, difficile de casser les prix avec des tarifs très attractifs, à moins de 10 euros, comme dans certains clubs. Toutefois, des prix réduits existent pour les moins de 14 ou moins de 18 ans. Les associations de supporters ont également droit, en début de saison, à des tarifs préférentiels au moment de s’abonner.
Par Pablo Ordas
30,5/40
Stade du Hameau – Pau
- 1. Expérience stade : 8/10
Tous les efforts sont faits pour conserver les gens le plus tard possible après les matchs, mais aussi le plus tôt possible avant. Le but est de faire consommer les spectateurs dans les deux grandes bodegas et dans les douze buvettes gérées par le club. L’arrivée des joueurs est devenue un moment très fort. Les animations varient en fonction de l’horaire des matchs (DJ ou formations plus traditionnelles), à noter les attractions destinées aux enfants qui sont de plus en plus fréquentes.
- 2. Accessibilité : 4/5
Le stade est en périphérie de Pau, il est assez facilement accessible, et à la différence de ses premières années d’existence, il est clairement indiqué via des panneaux. Il est entouré de parkings assez vastes qui comptent 2000 places, peu de clubs ont cette chance. Ceux qui sont destinés aux médias sont particulièrement proches de l’enceinte elle-même. Le corollaire, de tout ça, c’est que beaucoup de gens veulent venir en voiture. Mais l’agglomération a ouvert de lignes de navettes gratuites, une venue du centre ville, une venue de l’autoroute, qui s’adresse plutôt aux gens des Hautes-Pyrénées.
- 3. Le stade : 7,5/10
Le stade est moderne, mais avec des tribunes proches de la pelouse, à l’anglaise. Ceci garantit une intimité entre les acteurs de la rencontre et les supporteurs. Les gradins sont confortables et garantissent une vision optimale de la rencontre. Le nombre d’issues garantit aussi une sortie des tribunes sans bousculades. Les gens peuvent se retrouver facilement sur le vaste parvis. Seul bémol, il n’y a pas de tribune derrière les poteaux côté sud et le vent s’engouffre. Mais des travaux ont été annoncés par la municipalité.
- 4. Ambiance générale: 8/10
L’ambiance du Hameau est de qualité, le public encourage mais ne sombre quasiment jamais dans un chauvinisme de mauvais aloi. Le public est mis en condition par une chanson spécifique, intitulée « La Honhada » composée en 2012. Elle est devenue un véritable hymne que les supporteurs reprennent volontiers. Une version instrumentale accélérée est diffusée aux moments les plus euphoriques de la rencontre. Un Kop vient d’émerger, il organise des tifos de plus en plus spectaculaires.
- 5. Prix des places : 3/5
Les dirigeants veillent à proposer des places accessibles, même s’il faut accompagner la croissance du club. Ils laissent 40 pour cent des places vendues à l’unité car ce sont celles-ci qu’on peut le mieux valoriser en fonction des affiches et de l’évolution de la saison. Les tarifs restent dans une moyenne basse. Les places des matchs premium sont comprises entre 30 et 85 euros. Mais on peut voir des matchs de Top 14 pour 15 euros (tarif réduit) ou 22 euros (tarif plein).
Par Jérôme Prévot
30/40
Stade Aimé-Giral – Perpignan
- 1. Expérience stade : 7,5/10
Perpignan a considérablement évolué sur ce point ces dernières saisons en mettant à profit la configuration de son stade, dont le tour constitue une balade en tant que telle. Il y a désormais de quoi se divertir avant et après les matchs avec de nombreuses buvettes, une demi-douzaine de food trucks, des stands d’animation et un DJ aux platines. Après les matchs, il fait désormais bon rester sur place. La haie d’honneur à l’arrivée des joueurs est un divertissement en soi.
- 2. Accessibilité : 2,5/5
Stade de ville oblige (l’hypercentre n’est qu’à 2 km), les spectateurs sont confrontés à un casse-tête pour le stationnement. Pour ceux qui peuvent s’organiser, les bus et les vélos/trottinettes en libre service sont gratuits avec la place de match.
- 3. Le stade : 8/10
Aimé-Giral est peut-être vieillissant mais l’enceinte n’en est pas moins mythique. Complètement fermée, elle offre une immersion totale aux spectateurs. La pelouse, passée en hybride, offre désormais toutes les garanties attendues à ce niveau de compétition. Les alentours du stade sont atypiques et valent le coup d’œil.
- 4. Ambiance générale : 9/10
Tous ceux qui y ont joué vous le diront, Aimé-Giral fait partie des meilleures ambiances de France. Des plus chaudes, aussi, avec un public passionné et coloré. Le pesage ajoute un côté « vintage ». Les chants d’avant-match, « L’Estaca » et « Le Cantem Mes Fort » ont de quoi provoquer des frissons. Quelques broncas qui peuvent diviser mais qui contribuent à l’atmosphère.
- 5. Le prix des places : 3/5
Quelques places encore plutôt bon marché en pesage ; pour être assis, il faut tout de même compter au moins une trentaine d’euros. Abonnements compris entre 165 à 815 € l’année.
Par Vincent Bissonnet
30/40
Stade Marcel-Michelin – Clermont
- 1. Expérience stade : 8/10
Depuis l’arrivée de la nouvelle direction en 2022, le stade Marcel-Michelin s’est doté de plusieurs nouveaux points de restauration et de buvette. L’instauration d’afterworks plaît également au public clermontois.
- 2. Accessibilité : 3,5/5
L’enceinte clermontoise est à la fois accessible en tramway, voiture et bus. Seul «hic», les parkings les plus proches du stade sont réservés et obligent parfois les supporters à devoir s’éloigner du Michelin pour se garer.
- 3. Le stade : 9/10
Une histoire séculaire, une architecture iconique et une pelouse hybride font du Michelin l’un des plus beaux écrins de l’Hexagone pour jouer au rugby.
- 4. Ambiance générale : 7/10
La Yellow Army n’est plus aussi bruyante qu’au début des années 2010 mais les supporters clermontois répondent toujours présents, quels que soient les résultats de leur équipe de cœur. Un gage d’ambiance.
- 5. Prix des places : 2,5/5
Une place au Michelin, ça se gagne. Si des offres permettent aux étudiants de se placer debout au bord du terrain pour 9,50 €, les tarifs de l’enceinte clermontoise sont sur la fourchette haute du championnat avec des places en tribune allant de 25 à 73 € (hors offres VIP).
Par Clément Labonne
30/40
Stade Marcel-Deflandre – La Rochelle
- 1. Expérience stade : 8,5/10
Le club à la caravelle poursuit sa montée en gamme, saisons après saisons. Dernière nouveauté : l’Inside Xperience, la possibilité de vivre l’avant-match de l’intérieur, avec une visite immersive suivie d’une causerie aux côtés d’un entraîneur de l’équipe professionnelle. De plus en plus d’animations sont aussi proposées sur le parvis du stade pour satisfaite un public toujours plus nombreux, la capacité ayant grimpé à 18 000 places cette saison.
- 2. Accessibilité : 3/5
Face aux difficultés croissantes de stationnement aux abords du stade, pour limiter la gêne aux riverains et les verbalisations, les supporters sont encouragés à covoiturer avec un système de réservation gratuite d’une place de parking. Un nouveau parking vélo sécurisé de 1 000 places a aussi récemment été aménagé, avec consigne gratuite des équipements à l’intérieur du stade.
- 3. Le stade : 9/10
A coups de régulières rénovations et phases d’agrandissement, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du stade pour améliorer l’esthétique et le confort, Deflandre en met désormais plein les yeux. Ses entrailles aussi, grâce à une profonde modernisation des installations (zone compétition, vestiaires, salle de presse) à l’intersaison 2025. Sublime.
- 4. Ambiance générale : 7/10
Véritable chaudron incandescent il y a encore quelques années, Deflandre est quelque peu rentré dans le rang. Mais la récente fermeture de deux quarts de virage, les améliorations technologiques, les jeux d’éclairage et la scénarisation de l’accès des joueurs au terrain redonnent du souffle à un public plus exigeant qu’auparavant.
- 5. Prix des places : 2,5/5
De 15 € en pesage, les premiers prix grimpent à 32,50 € pour une place assise en tribune. Pour un abonnement, les tarifs oscillent entre 130 et 725 € en fonction de la catégorie d’âge et l’emplacement dans le stade.
Par Romain Asselin
30/40
Stade Ernest-Wallon – Toulouse
- 1. L’expérience stade : 9/10
Vrai lieu de vie à Ernest-Wallon. Ce que Didier Lacroix a révolutionné depuis son arrivée à la tête du club : bodega, plein de stands pour se nourrir, beaucoup d’animations, ambiance pour l’arrivée des joueurs, etc. C’est vraiment hyper animé et agréable.
- 2. Accessibilité : 3/5
C’est encore insuffisant pour ce qui est des transports en commun. L’arrivée du métro, qui est en construction, est attendue avec impatience. En attendant, pas assez de parking pour ceux qui viennent en voiture.
- 3. Le stade : 7/10
Le stade se modernise à tous les niveaux, pour rester dans les standards modernes, même si l’agrandissement est en projet. Il est devenu indispensable.
- 4. Ambiance générale : 7/10
En corrélation avec les résultats sportifs exceptionnels depuis 2019, l’ambiance est bonne à Ernest-Wallon, qui fait toujours le plein. L’animation est assez diverse, entre chant des supporters ou musique crachée dans les enceintes.
- 5. Prix des places : 3/5
Il est parfois reproché au club d’avoir une politique tarifaire en augmentation chaque année. Malheureusement, celle-ci répond à la logique de l’offre et de la demande. A savoir que le stade fait constamment le plein et que les demandes sont toujours plus nombreuses. L’agrandissement du stade devrait permettre de pratiquer des tarifs plus raisonnables.
Par Jérémy Fadat
29,5/40
Stade Jean-Bouin – Stade français
- 1. Expérience stade : 9/10
Dans les coursives : une ambiance musicale avec des groupes, des DJ et la banda. Des happenings prennent différentes formes selon la thématique du match : comédiens, funambules, magiciens, décors adaptés et jeux en conséquence (Winter Party avec La Folie Douce, Titi Party pour les enfants, Halloween, match de Noël, Fête du rugby. A chaque match une thématique. Quand c’est la winter party, les food trucks vendent de la raclette, quand c’est le carnaval, ce sont des crêpes. Quand des clubs anglais viennent jouer, il peut y avoir des fish and ships… La Bodéga des Roses est victime de son succès, elle a forcé le Stade Français à en créer une seconde : la Bodéga des Lys, de l’autre côté du stade. Certains parisiens (souvent des étudiants) ont demandé à pouvoir s’abonner dans les bodegas sans place de match… C’est désormais une véritable boîte de nuit.
- 2. Accessibilité : 4,5/5
Situé dans Paris intra-muros, le stade est particulièrement bien desservi.Métro ligne 9, p lusieurs lignes de bus et stations Vélib’ ou parkings vélos/motos à proximité. Personnes en situation de handicap (PSH) : 240 places dédiées avec des tarifs entre 15 € et 20 €. L’accessibilité est assurée par des ascenseurs à chaque porte. Un service d’audiodescription est disponible pour les spectateurs malvoyants. Un plan immersif en 3D est disponible depuis cette année sur le site et l’application pour visualiser sa place et les points d’intérêt dans et aux abords du stade. Un programme de match est envoyé à chaque acheteur de billet quelques jours avant la rencontre afin d’informer les spectateurs sur l’ensemble de ces dispositifs et s’assurer que l’expérience jour de match soit la plus fluide et agréable possible.
- 3. Le stade : 8/10
Un vrai stade de rugby de 19 500 places, pour la majorité couvertes. Pour les espaces VIP 31 loges (hors corbeille présidentielle) de 12 à 42 personnes et 4 salons privatifs adaptés à différents budgets qui font la réputation du Stade Français Paris. Un espace « La vue en rose » qui surplombe le stade. Un salon incroyable où les gens ont même la possibilité de jouer à la pétanque en regardant le match et en ayant une vue sur Paris jusqu’au mont Valérien à Suresnes. Le site intègre des technologies durables telles que des panneaux solaires et un système d’aquaflow pour irriguer la pelouse hybride. La visibilité est optimale quel que soit l’emplacement grâce à des tribunes proches du terrain.
- 4. Ambiance générale : 5/10
C’est mieux que l’Arena mais ce n’est pas La Rochelle ou Bordeaux…
- 5. Prix des places : 3/5
Le prix des places à l’unité varie entre 12€ et 100 € en moyenne selon l’affiche. Des tarifs réduits sont appliqués pour les moins de 25 ans, les étudiants et les moins de 12 ans. Les clubs de rugby partenaires bénéficient également de tarifs préférentiels pour assister aux matchs. Abonnements grand public (15 matchs) : Les prix vont de 160 € à 810 €. En s’abonnant, le prix du match revient à environ 11 €. Club Rucky : Pour 10 € par an, les enfants de moins de 12 ans peuvent profiter du programme de fidélité.
Par Arnaud Beurdeley
28/40
Stade Pierre-Fabre – Castres
- 1. Expérience stade : 7/10
Le club se démène pour offrir aux supporters une expérience très agréable. L’accueil est excellent. La programmation musicale est variée avec des groupes qui jouent de la musique live en avant-match, ce qui confère une ambiance festive au parvis du stade. L’offre de restauration est suffisante, tant en qualité qu’en quantité. Le pub Gary Whetton est une place forte et conviviale où l’on peut parfois avoir la chance de croiser les joueurs hors groupe qui font le service. Le club n’hésite pas à multiplier les opérations ponctuelles pour les grands événements tels qu’Octobre rose ou Movember en animant le pourtour du stade avec différents stands. Les enfants sont aussi mis à l’honneur avec « le petit Kop ». C’est du tout bon pour passer un joli moment.
- 2. Accessibilité : 2/5
Pierre-Fabre souffre un peu de son positionnement au cœur de la ville. Les jours de match, deux heures avant le coup d’envoi, la circulation commence à devenir problématique. Le stationnement n’est pas non plus aisé, le stade ne disposant pas de parkings dédiés aux supporters. Il faut trouver une place dans les rues alentour, ce qui n’est pas toujours évident. Une fois à l’intérieur du stade, les problèmes s’effacent : la circulation des supporters dans les larges allées et escaliers est aisée.
- 3. Le stade : 8/10
Pierre-Fabre est un stade « à l’anglaise », offrant aux spectateurs une belle proximité avec le jeu et ses acteurs. Le niveau de confort est aussi très bon, les espaces sanitaires nombreux et bien entretenus.
- 4. Ambiance générale : 7/10
Globalement, le CO sait recevoir. Les spectateurs donnent de la voix et le speaker Jean-Max Pigassou fait le job avec passion. Seul bémol, la chanson du club « Qu’importe le discours, qu’on nous traite de fous, il n’y a que tes couleurs, qui font battre mon cœur… » a tendance à rester durablement dans le cerveau !
- 5. Prix des places : 4/5
Le CO pratique des tarifs tout à fait raisonnables, de 11 à 65 euros la place sèche pour les matchs classiques (13 à 75 pour les matchs de gala). Les abonnements sont compris entre 185 et 675 euros pour la saison, Top 14 et Champions Cup compris. Certaines personnes (moins de 18 ans, chômeurs, étudiants, etc) peuvent bénéficier d’un abonnement à tarif réduit à 165 euros. Le plaisir accessible.
Par David Bourniquel
27,5/40
Septeo Stadium – Montpellier
- 1. Expérience stade : 7/10
Les supporters montpelliérains sont généralement gâtés : l’avant-match est animé, notamment sur le grand parvis où des animations ont souvent lieu. Les food-trucks sont nombreux et rapides, comme les buvettes. L’après-match est peut-être moins festif qu’au Racing, à Paris ou à Toulouse, mais la brasserie du stade est un lieu festif et convivial où les supporters peuvent croiser les joueurs qui restent très accessibles.
- 2. Accessibilité : 4/5
Le métro qui a récemment été mis en service a changé la donne : désormais, le Septeo Stadium est parfaitement accessible par les transports en commun. Et ceux qui viennent en véhicule profitent d’un immense parking. Un vrai point fort.
- 3. Le stade : 6/10
Sujet de tension entre la gouvernance du club et la mairie, sa vétusté commence effectivement à poser des problèmes et ce dernier mériterait une bonne réfection intérieure. Cependant, les supporters peuvent ne pas remarquer celle-ci, les parties communes étant toujours dans un état acceptable. En plus, le Septeo Stadium offre une excellente visibilité sur le terrain, peu importe le placement et reste un beau stade de l’extérieur.
- 4. Ambiance générale : 6,5/10
Si la ferveur n’est pas aussi forte qu’en d’autres stade, il faut reconnaître que le public montpelliérain a fait des efforts ces deux dernières années. Les affluences sont en hausse, les spectateurs plus actifs, et les nombreuses bandas présentes en tribunes ne ménagent pas leurs efforts. In fine, le Septeo Stadium est bien plus vivant qu’avant.
- 5. Prix des places : 4/5
Conscient d’être en concurrence avec plusieurs autres sports de haut niveau à Montpellier, le MHR propose une politique tarifaire très abordable, au point d’être plus de deux fois moins cher que certaines équipes de Top 14. En plein tarif, la place la moins chère est à 15 euros. La plus chère à 60, en catégorie une. En parallèle, le club propose plusieurs offres préférentielles sur ses abonnements.
Par Simon Valzer
27/40
Stade Sapiac – Montauban
- 1. Expérience stade : 7/10
Le stade de Sapiac avait déjà connu pas mal de modifications la saison passée mais la montée en Top 14 l’a encore fait évoluer. L’expérience stade est agréable avec un large choix de restauration proposé avec de nombreux food-trucks. La mascotte pour les plus petits déambule dans les travées. Des pom-pom girls animent la mi-temps et des jeux sont souvent proposés pour garder en éveil les sens des supporters. L’après-match est aussi de qualité avec une bodega où les supporters et les joueurs se mélangent au rythme d’un DJ.
- 2. Accessibilité : 3/5
S’il est à deux pas de la ville, le stade de Sapiac n’est pas forcément le plus accessible. En voiture, il est difficile de trouver une place aux abords, les parkings sont peu nombreux et les bus sont les seuls moyens de transport pour s’y rendre. En revanche, Sapiac est l’un des stades les mieux équipés du Top 14 pour les PMR. L’aplanissement des espaces autour des tribunes a tout changé, la capacité est passée à 30 places.
- 3. Le stade : 5/10
Le coup de jeune qu’à connu Sapiac la saison passée a fait du bien ! Une partie des pesages à l’entrée du stade ont notamment été remplacés par des places assises. En revanche, dans cet espace la visibilité sur le terrain n’est pas optimale. En face de la tribune où se trouvent désormais les Ultras, une tribune provisoire, assez basse, est toujours là avec de nouvelles loges. Là aussi, la visibilité n’est pas excellente notamment aux extrémités. Un stade en plein développement qui conserve tout de même un confort correct en tribunes.
- 4. Ambiance générale : 7/10
Toujours présent même dans les moments difficiles le dévouement des supporters est sans faille. Les Ultras mettent l’ambiance. Depuis la montée en Top 14, ils mettent un point d’honneur à faire entendre leur voix, celles d’hommes et de femmes passionnés qui ont promis de rester jusqu’à la dernière journée du championnat, quoi qu’il arrive !
- 5. Prix des places : 5/5
À Montauban, le rapport qualité prix est garanti. Le prix d’une place est de 20 euros en moyenne. Les tarifs font partie des moins chers de ce Top 14. Avec des places allant de 15 à 30 euros pour les meilleures.
Par Manon Moreau
27/40
Paris La Défense Arena – Racing 92
- 1. Expérience stade : 8,5/10
Paris-La Défense-Arena est une salle de spectacle dont l’un des spectacles n’est autre que le rugby. Dès lors, les fauteuils sont très confortables, la visibilité excellente et la température, réglée à 20 degrés de décembre à janvier, toujours parfaite. Dotée d’immenses écrans géants diffusant des stats en plein match, d’une sono digne de ce nom, « PLDA », qui fermera ses portes au rugby dans moins d’un an, est aussi célèbre pour son immense bodega après la rencontre. C’est alors dans l’en-but que se joue la fête !
- 2. Accessibilité : 3,5/5
Paris-la Défense-Arena étant posée derrière l’arche de la Défense, elle est desservie par toutes les lignes de métro, RER et Transiliens dont dispose l’une des plus grandes gares d’Ile de France. Il est également possible de rejoindre le stade du Racing 92 en voiture mais l’A86 y menant est souvent saturée et les parkings autour de l’enceinte relativement chers.
- 3. Le stade : 8/10
Le gazon semi hybride de Paris-la Défense-Arena est probablement le plus rapide de la poule unique. Il est donc très rare qu’on s’y ennuie, le lieu étant même propice aux renversements de situation et aux « remontadas » les plus folles.
- 4. Ambiance générale : 4/10
Jacky Lorenzetti, le propriétaire du Racing 92 et de l’enceinte sise à Nanterre, a un jour regretté qu’il y ait plus de « spectateurs que de supporters » à Paris-la Défense-Arena. L’ambiance est là-bas légère mais pas toujours très rugby, beaucoup de personnes s’y rendant comme on va au théâtre ou à un concert. Pas désagréable mais peut mieux faire, en somme.
- 5. Prix des places : 3/5
Assister à un match du Racing 92 est pour le moins accessible, le prix des places à Paris-La Défense-Arena oscillant entre 9 euros pour les moins de 18 ans et 90 euros dans le carré VIP. A Nanterre, le tarif « Crazy » reste néanmoins le plus engageant (19,90 euros), au sein de la tribune la plus festive de l’enceinte et en placement libre.
Par Marc Duzan
26/40
Matmut Stadium – Lyon
- 1. Expérience stade : 9/10
Probablement la référence en Top 14 en matière de buvette et de restauration, sans parler d’une ambiance festive qui se prolonge tard dans la nuit, rendez-vous de nombreux étudiants Lyonnais
- 2. Accessibilité : 2,5/5
Très bien desservi par les transports en commun, le stade de Gerland souffre en revanche au niveau de l’accès en voiture, particulièrement pour en ressortir (notamment en raison de travaux de la nouvelle ligne de tram)
- 3. Le stade : 8/10
Une pelouse synthétique gage de spectacle, un stade classé à l’inventaire des monuments historique
- 4. Ambiance générale : 3/10
Le point faible : un public peu « rugby » qui a du mal à s’emballer et donner de la voix qui oblige à créer une ambiance quelque peu artificielle
- 5. Prix des places : 3,5/5
En fonction des affiches, les premiers prix oscillent entre 5 et 10 euros. Bonne idée : la carte Easy-Lou qui permet de bénéficier de 10 places utilisables à tout moment. Abonnement saison plein tarif adulte entre 109 euros et 690 euros.
Par Nicolas Zanardi
24/40
Stade Félix Mayol – Toulon
- 1. Expérience stade : 5,5/10
L’emplacement de Mayol à ses qualités et ses défauts. C’est un stade de centre-ville qui n’est pas pensé pour générer des revenus. En revanche, il reste une place mythique du Top 14.
- 2. Accessibilité : 1,5/5
Là encore, l’emplacement est un frein à l’accessibilité. Les parkings sont payants et peu nombreux, et la qualité des transports en commun pourrait être meilleure.
- 3. Le stade 8/10
Mayol est le cœur de la ville. C’est l’une des stades les plus marquants de notre championnat. La pelouse naturelle est également de bonne qualité.
- 4. Ambiance générale 6/10
Ce n’est certainement pas l’ambiance la plus chaude du Top 14. En revanche, pour les grands matchs, les spectateurs peuvent avoir un rôle à jouer. Les tribunes sont très proches du terrain.
- 5. Prix des places 3/5
En fonction des affiches, les premiers prix démarrent à 15€ et vont jusqu’à 80€. Il y a également des tarifs remisés par les étudiants, les enfants… Les abonnements démarrent à 180€ et vont jusqu’à 780€. Là encore, plusieurs groupes (réabonnés, étudiants enfants…) peuvent bénéficier d’une remise.
Par Mathias Merlo
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