Opération spectaculaire à Lansargues, à l’est de Montpellier. Un pin centenaire et malade a du être évacué vendredi par hélicoptère du jardin d’une habitante de la commune. Techniquement, c’était le seule solution.
Du haut de son balcon, la propriétaire regarde les élagueurs s’activer dans son jardin avec un petit pincement au cœur. « Mes parents avaient acheté la maison, il y avait plusieurs arbres de 150-200 ans et il restait celui-là. On pensait le garder mais bon… la vie a fait que ça a été autrement ». Un pin maritime de 24 mètres de haut et pesant plus de 12 tonnes qui était malade, « pourri au niveau du pied et sur toute la partie droite » précise un des élagueurs qui sont intervenus vendredi à Lansargues.
C’est l’entreprise Marcadier Paysage, basée à Mauguio, qui était à la manœuvre. Après s’être débarrassé des branches de l’arbre, il a fallu débiter le tronc de près de 4 mètres de circonférence en une dizaine de morceaux d’une tonne maximum, pour qu’il puissent être héliportés. L’évacuation par les airs s’est trouvée être la seule solution, vu la configuration des lieux.
« On va faire des petits sauts de puce, c’est à dire qu’on va prendre des éléments qui ont été découpés » explique Alain, le pilote de l’hélicoptère, « et on va les déposer de l’autre côté dans des bennes ». Chaque morceau de bois a été sanglé pur permettre de le soulever grâce à un crochet situé au bout d’une corde fixée à l’hélicoptère.
Quelques badauds sont venus assister à l’opération et ils ont été impressionnés par l’adresse du pilote. « Pour arriver à poser des troncs aussi énormes dans des bennes qui, d’en haut sont, sûrement petites, il faut avoir un œil et une habileté exceptionnels » apprécie Claude qui est resté jusqu’à la fin et qui ne s’est pas privé de « faire quelques vidéos pour immortaliser des travaux pas courants dans la région ».
Réaliser cette opération avec une grue a été dans un premier temps envisagé mais cela s’est révélé techniquement impossible. « On a l’impression que l’hélicoptère est anti-écologique mais c’est le contraire » fait valoir Alain, le pilote. « Moins de personnels, moins de déplacements routiers, moins d’engins terrestres » et c’est plus économique selon lui : « Une grosse grue, c’est 5.000 ou 6.000 euros pour la faire venir alors que vous êtes sur des coûts qui sont divisés par deux en hélico ».
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