Grégory Alldritt a regagné les vestiaires dès la fin du match entre La Rochelle et Lyon, largement remporté par les visiteurs (24-44). Une image forte et symbolique, qui en dit long sur l’amertume fort compréhensible du capitaine maritime.
Sale semaine, décidément, à La Rochelle… Ce devait être « le match le plus important de la saison ». Visage combatif et déterminé, Grégory Alldritt l’avait présenté tel quel, en tout cas, la veille. Non seulement pour rester au contact des « 6 » mais aussi pour s’assurer le meilleur des clins d’œil à ce bon vieux Uini, qui suivait ce match depuis sa chambre d’hôpital, quelques dizaines d’heures après l’immense frayeur collective liée à son hospitalisation. Ce devait être…
Attention, mouillez-vous bien la nuque : une décennie que la caravelle n’avait pas pris une telle danse à la piaule ! Plus de 40 points dans la musette, il faut remonter à août 2015 (6-44). Le futur capitaine rochelais n’était alors même pas encore dans les radars de la caravelle, il venait d’avoir dix-huit piges, c’est dire l’ampleur de la claque infligée par le Lou.
La pression de la rue comme antidote ?
Cela restera d’ailleurs une image forte du week-end, pour ne pas dire de la saison rochelaise, de voir Grégory Alldritt rentrer aux vestiaires sitôt la fin du match sifflé. Tour d’honneur zappé pour un capitaine abandonné. Il en avait assez vu. Ou pas vu, c’est selon. « Il est déçu… Triste dans le vestiaire. Je le laisse (tranquille) pour le moment », glissait O’Gara dans la soirée.
Voir La Rochelle végéter encore et encore dans le ventre mou du Top 14 est une hérésie absolue avec un tel effectif et un tel manager. Certains joueurs y compris des supposés cadres donnent clairement l’impression d’avoir lâché la barre, pas que ceux sur le départ, et auront bien du mal à s’en défendre. « ROG » invite les supporters trop gentils à cesser de leur passer de la pommade dans la rue. À bon entendeur.
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