Absent de la première partie de saison, Paul Mallez (25 ans, 3 sélections) a retrouvé les terrains depuis un mois. Après quatre entrées en jeu, le pilier polyvalent honorera sa première titularisation, ce samedi, face à Bayonne. Un moment charnière dans sa montée en puissance.
Après quatre entrées en jeu sur le mois passé, Paul Mallez va connaître sa première titularisation de la saison à l’occasion de la réception de Bayonne, ce samedi. Sa troisième, seulement, en vingt-neuf apparitions sous les couleurs toulousaines. Sa première, surtout, depuis qu’il a changé de dimension en devenant international l’été passé, au sortir de deux saisons convaincantes à Aix-en-Provence.
Revenu cet été dans la Ville rose, le Bourguignon d’origine a dû prendre son mal en patience après avoir été longuement écarté des terrains en raison d’un souci aux cervicales : « Cette blessure est totalement derrière moi désormais, affirme le joueur de 25 ans. Elle est arrivée au pire moment parce que c’était la semaine du premier match du championnat, que je revenais de prêt et que j’avais plutôt fait une belle tournée. Après, j’ai bien récupéré, j’ai bossé pour revenir. Là, j’ai envie de me lâcher. Il y a des opportunités pour le faire, il me faut les saisir. » Depuis son retour sur les pelouses, Paul Mallez a discrètement pris ses marques et retrouvé quelques certitudes : « L’objectif, c’est d’avoir du temps de jeu, de revenir en forme et d’enchaîner avec l’équipe. En sachant qu’on est nombreux au poste. Même si on l’est un peu moins en ce moment. » Jean Bouilhou se félicite de ce retour à la compétition qui facilite la vie du staff toulousain et récompense les efforts de cet ancien espoir qui a su tracer sa voie : « On l’a vu, il avait fait deux bonnes saisons à Aix. Il a malheureusement été blessé en ce début de saison mais il pointe à nouveau le bout de son nez et fait de bonnes performances. Paul est un compétiteur qui ne lâche rien. »
« Il met tous les atouts de son côté »
Sur ses quatre premières apparitions, Paul Mallez a offert un aperçu de ce qu’il pouvait amener au pack rouge et noir, à commencer par sa mobilité : « Il a cette capacité qu’ont les piliers modernes à se déplacer énormément sur le terrain et a être très bon en défense, loue le spécialiste de la touche. C’est un très bon défenseur et il a aussi une appétence pour les tâches sans ballon. Ses standards pour le poste sont vraiment de haut niveau. Il lui reste du travail sur la mêlée mais c’est encore un jeune joueur. En tout cas, c’est quelqu’un qui met tous les atouts de son côté pour réussir et franchir les étapes les unes après les autres. » Après deux entrées à gauche puis deux à droite, Paul Mallez sera aligné avec le numéro 3 dans le dos face à l’Aviron. Cette polyvalence, le produit du RC Pont-à-Mousson la considère comme un atout. Une plus-value qu’il tient à conserver le plus longtemps possible : « Pour l’instant, oui, c’est une spécificité que je veux garder. Après, ça dépendra de mon évolution et de ma capacité à être performant des deux côtés. À Toulouse, je jouais plus à droite à la base. Après, j’ai été utilisé à gauche lors de mon prêt à Aix et en équipe de France. Je n’ai pas forcément de préférence. Je me mets avant tout au service de l’équipe. »
Pour tenir cette promesse de son mieux, le jeune international s’efforce de consolider sa tenue en mêlée, là où sa marge de progression est sans doute la plus importante. L’intéressé évoque le sujet avec lucidité : « Quand on joue pilier, notamment à droite, on a des grosses responsabilités sur la mêlée. La progression passe par beaucoup de travail, à l’image de ce qu’on fait chaque semaine avec Virgile (Lacombe, N.D.L.R.), qui nous accompagne beaucoup. Après, c’est en ayant du temps de jeu qu’on prend confiance. » La période qui s’ouvre devrait lui permettre d’en emmagasiner.
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