Un nouveau recours a été déposé par un collectif d’associations de protection de l’environnement et de défense des mobilités douces à Toulouse. Il s’agit d’obtenir l’annulation de l’autorisation environnementale pour la « Jonction Est » sur le périphérique.
Après la déclaration d’utilité publique, le préfet de la Haute-Garonne a accordé au mois de décembre 2025 l’autorisation environnementale liée au projet d’aménagement de la Jonction Est sur le périphérique de Toulouse. Plusieurs associations ont déposé ce 28 janvier 2026 un recours auprès du tribunal administratif. Objectif : obtenir l’annulation de cette autorisation et stopper ce qu’elles qualifient de « projet inutile et coûteux« .
Le projet porté par la Métropole de Toulouse vise à améliorer la circulation et le trafic routier à l’est de la ville. Pour cela, un nouvel échangeur va être créé entre les sorties 17 et 18 du périphérique (A61), entre ceux de Montaudran et de Lasbordes, raccordé à 1,2 km de liaison nouvelle à deux fois deux voies vers l’est. Mais pour l’association France Nature Environnement Occitanie Pyrénées, il n’y a pas photo. Cette opération d’aménagement serait « inutile pour le territoire et nuisible pour l’environnement« .
Parmi les critiques formulées, il y a l’abattage de centaines d’arbres et « l’imperméabilisation de 27 hectares d’espaces naturels et agricoles au sein d’un des derniers réservoirs de biodiversité aussi proche du centre de Toulouse. » Dans l’arrêté d’autorisation environnementale daté du 3 décembre 2025, sont consignés les impacts du chantier. La coupe de 300 arbres est ainsi autorisée. Mais des mesures « d’évitement, de réduction et de compensation ont été proposées pour limiter les impacts sur les espèces protégées et leurs habitats.«
Il est ainsi stipulé que deux sites d’1,13 hectares, « actuellement constitués de prairies dégradées« , permettront la compensation écologique et fonctionnelle des zones humides impactées. Un peu plus de 500 arbres devront également être plantés.
Inscrite au Plan d’aménagement multimodal métropolitain, la Jonction Est vise à fluidifier la circulation entre Toulouse et sa première couronne, notamment par un meilleur accès au périphérique depuis les communes de l’est, en particulier Balma, Quint-Fonsegrives et Saint-Orens-de-Gameville. Mais pour les associations opposées au projet, il y a sans aucun doute beaucoup mieux à faire, en misant sur des aménagements en faveur des modes doux et des transports en commun.
Selon l’association des usagers des transports en commun de l’agglomération toulousaine, « le budget de 95,5 millions d’euros alloué à cette route équivaudrait au financement de dix nouvelles lignes de bus ou de dix sections de deux kilomètres de voies dédiées aux bus ou encore 68 extensions de parking relais.«
En février 2025, le projet avait obtenu un avis favorable de la commission d’enquête, qui avait toutefois suggéré des pistes d’amélioration, notamment en matière de transports en commun. Les travaux de cette Jonction Est, avec création d’un nouvel échangeur entre les sorties 17 et 18 du périphérique (A61), devraient démarrer dans le courant de cette année 2026.
