Futur centre de rétention administrative à Béziers : le collectif anti-CRA dénonce un projet coûteux et inefficace

Une centaine de personnes s’est mobilisée samedi 31 janvier à Béziers contre la création d’un centre de rétention administrative sur la commune. Le 9 janvier, la préfecture de l’Hérault a déclaré ce projet « d’intérêt général », une décision vivement contestée par le collectif Béziers anti-CRA.

Ateliers d’écriture, déambulation dans le centre-ville, concert et repas, voilà le programme de la journée de mobilisation du collectif Béziers Anti-CRA, ce samedi 31 janvier. L’organisation s’oppose à la création sur la commune d’un centre de rétention administrative, près de la prison de Gasquinoy. Un projet porté par la Ville et l’Etat pour enfermer jusqu’à 140 personnes en situation irrégulières sur le territoire français.

Découvrir La Tenue des Pros

« Ces personnes n’ont commis aucun crime »

Déclaré « d’intérêt général » par un arrêté de la préfecture de l’Hérault le 9 janvier 2026, ce projet est vivement contesté par certains habitants, comme Carlo, qui le trouve complètement inhumain. « Ces centres n’ont pas d’interprète, offrent peu d’assistance médicale et aucune assistance psychiatrique, alors que beaucoup de personnes ont subit des tortures ou des mauvais traitements en essayant de venir en France, déplore le Bitterois. Ces personnes n’ont commis aucun crime, sauf celui de ne pas avoir de papiers. »

Un système jugé inhumain et coûteux

Selon la Cimade, plus de 40 000 personnes ont été enfermés dans des CRA en 2024. La grande majorité ne sont pas expulsables signale Eric: « un tiers seulement des personnes enfermées sont expulsées. Les autres deux tiers sont relâchés » après un séjour pouvant durer jusqu’à trois mois. Des personnes parfois »en situation régulière qui n’ont pas réussi à obtenir la prolongation de leur carte de séjour. Pourtant, elles travaillent, elles ont des enfants scolarisés en France. »

PLUS INFO  Sa moto prend feu après une collision avec une voiture, le pilote de l'engin est mort dans ce dramatique accident de la route

Des centaines de millions d’euros par an

Preuve, que ce système ne fonctionne pas, pour le retraité, qui estime aussi qu’il coût très cher.« D’après un rapport de la Cour des comptes, une journée en centre de rétention coûte 600 euros. La durée moyenne d’un enfermement est de 30 jours. » De quoi faire monter la facture à 18 000 euros par personne et autour de « 800 millions d’euros par an sur l’ensemble de la France ». Le Centre de rétention administrative de Béziers doit coûter près de 50 millions d’euros. De l’argent qui pourrait être investi « dans les services publics, les hôpitaux, les écoles, ou la culture » estime Nicolas, du collectif Béziers anti-CRA.

https://www.francebleu.fr/infos/societe/futur-centre-de-retention-administrative-a-beziers-le-collectif-anti-cra-denonce-un-projet-couteux-et-inefficace-2777858#xtor=RSS-124

.

S'inscrire

spot_imgspot_img

A découvrir aussi
Toute l'info à Béziers

Champions Cup – Les compositions officielles d’UBB – Bath : Salesi Rayasi à l’arrière, Ollie Lawrence est bien là

Salesi Rayasi est bien titulaire à l'arrière pour l'UBB en demi-finale. Du côté de Bath, Finn Russell est évidemment titulaire. Un temps incertain, Ollie Lawrence peut tenir sa place. Découvrez les compositions...

1er mai : les salaires et le prix des carburants au cœur des revendications du défilé toulousain

En France, plusieurs centaines de rassemblements sont prévus ce vendredi 1er mai. À Toulouse, le défilé est parti de la place Esquirol à 10h30 pour rejoindre le quartier Arnaud Bernard. Parmi les revendications : l'augmentation des salaires et le blocage du prix des carburants.

Gestionnaire en maintenance et support informatique en alternance f/h – Mauguio

CESI Ecole d'Ingénieurs recrute Gestionnaire en maintenance et support informatique en alternance f/h - Mauguio - Ecole CESI, Campus de MONTPELLIER, recherche pour le compte de 2 de ses entreprises partenaires un.e Technicen Informatique en altrenance. Vous recherchez une école et une entreprise, vous êtes au bon endroit !! Vous devez déjà être titulaire d'un Bac  Vous serez 1 semaine par mois en cours : vous suivrez la formation  au sein du campus CESI Montpellier, en présentiel (titre professionnel de niveau 5, Bac +2, reconnu RNCP) et 3 semaines par mois en entreprise.    

« Le volontariat dans le code du travail, ça n’existe pas », pour Serge Ragazzacci, n°1 de la CGT dans l’Hérault

Ce 1er mai, Serge Ragazzacci, le secrétaire général de la CGT dans l'Hérault, est l'invité d'ICI Hérault.