Evolution des chaluts : les pêcheurs de Méditerranée s’inspirent des pêcheurs bretons, face aux exigences de l’UE

Les 38 chalutiers méditerranéens doivent améliorer la sélectivité de leurs engins de pêche pour préserver la population de merlus. Une délégation d’une vingtaine de pêcheurs sudistes a passé la semaine en Bretagne, pour s’inspirer d’outils techniques déjà mis en place dans la région.

Une délégation d’une vingtaine de pêcheurs méditerranéens vient de passer la semaine en Bretagne. Après avoir rencontré leurs homologues au Guilvinec, à Loctudy ou Saint-Guénolé, ils ont visité ce jeudi 29 janvier la station Ifremer de Lorient, spécialisée dans les engins de pêche, grâce à ses bassins d’essai, qui permettent de tester et de faire évoluer les chaluts, dragues ou filets dérivants.

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Les 38 chalutiers méditerranéens (ils ne représentent qu’une toute petite partie de la flotte française par rapport à leurs confrères bretons) sont sommés par la Commission européenne de s’adapter dans le cadre du plan WestMed, notamment face à l’effondrement de la population de merlus : « La Bretagne compte une avance significative en matière de connaissance des stocks et de gestion des pêches contrairement à la Méditerranée où le travail sur la séléctivité n’a pas encore été pleinement enclenché » explique Perrine Cuvilliers, secrétaire générale d’OP du Sud, une organisation de producteurs qui regroupe 150 pêcheurs et 33 chalutiers du sud de la France.

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Être sélectif et rentable, un enjeu majeur

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Elle précise que les solutions bretonnes ne peuvent pas être simplement dupliquées car les fonds et les vitesses de pêche sont différents, mais que la visite à Lorient permet de « piocher des idées pour imaginer de nouveaux engins adaptés« . Elle insiste sur l’importance de l’expertise technologique d’Ifremer à Lorient.

Les pêcheurs méditerranéens au bassin d’essai des engins de pêche à la station Ifremer de Lorient © Aucun(e) – CRPM

L’expérience bretonne pour compenser le retard méditerranéen

L’enjeu majeur pour Paul Gros, pêcheur retraité au Grau-du-Roi, venu avec ses deux fils, eux-mêmes pêcheurs, c’est « d’être sélectif tout en restant rentable« . Avec une pêcherie multispécifique, cela rend la sélectivité par le « cul de chalut » (la partie arrière du chalut où le poisson s’accumule) très complexe. Les dispositifs laissant échapper le merlu risquent par exemple de faire perdre d’autres espèces commercialisables comme le rouget.

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Il rappelle que les poissons méditerranéens et leurs tailles marchandes sont plus petits. Malgré la complexité de cette évolution, il affirme que les jeunes pêcheurs sont prêts à évoluer, même si cela demande du temps, de la formation et des essais : « On a été en retard sur ces évolutions et aujourd’hui on a un couperet qui tombe, donc on est prêt à le faire mais on cherche de la pêche durable. Il y a  le mot durable mais il y a le mot pêche aussi« .

Bernard Pérez, le président du comité des pêches d’Occitanie compte sur l’expérience des Bretons pour répondre à l’obligation de trouver des solutions nouvelles, par le maillage ou l’adaptation des engins de pêche, afin de préserver les juvéniles. Il dénonce toutefois l’incertitude insupportable pour les entreprises de pêche qui, au 1er janvier, ne connaissent pas leurs modalités d’exploitation pour l’année en cours.

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« Nous sommes passés par ces difficultés-là »

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Le président du comité national des pêches, qui a organisé la rencontre, Olivier Le Nezet rappelle la situation compliquée de la flotte méditerranéennne qui a perdu 60% de sa flotte et ne compte plus que 38 chalutiers contre des centaines de bateaux espagnols ou italiens : « L’adaptation ne pourra se faire que par paliers. Ils sont motivés et la pêche bretonne qui est passée par ces difficultés-là va les accompagner pour y arriver« .

https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/sommes-de-s-adapter-par-l-union-europeenne-les-pecheurs-mediterraneens-s-inspirent-de-leurs-collegues-bretons-6867000#xtor=RSS-124

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