À dix jours de l’ouverture du Tournoi des 6 Nations, Antoine Dupont, le capitaine ses Bleus, évoque tous les sujets d’actualité.
Comment appréhendez-vous le Tournoi des 6 Nations ?
J’espère pouvoir faire des matchs en entier cette année. On joue toutes les compétitions et tous les matchs pour les gagner. Après, on sait la difficulté que c’est. On l’a eu fait, mais on est aussi passé à côté à une époque. Évidemment, le but, c’est de garder le trophée cette année.
Il y a un moment que vous côtoyez ce groupe. Est-ce que c’est difficile aussi de voir certains joueurs qui ne sont pas dans la liste des 42 que vous côtoyez depuis très longtemps, tels Alldritt, Fickou ou Penaud ?
Oui, bien sûr. Surtout quand ce sont des potes. On a toujours envie de jouer avec des mecs qu’on apprécie. Après, le staff fait ses choix. C’est arrivé à d’autres aussi. Je pense que ça va leur permettre de revenir encore meilleurs. Ça reste de grands joueurs. Le tournoi, c’est long aussi. Il y a de grandes chances qu’on en ait besoin avant la fin.
Avec l’absence de Romain Ntamack, vous pourriez être associé à Matthieu Jalibert. Qu’est-ce que ça change logistiquement ? Ce ne sont pas les mêmes profils…
J’ai joué plein de fois avec Matthieu. Je le connais très bien aussi. Il adore ce jeu d’attaque dans lequel je me retrouve beaucoup. On a pas mal de similitudes là-dedans. Ça sera facile de se trouver.
Non, il n’y a pas de revanche dans l’air
Il se dit plein de choses sur votre association avec Jalibert. Ça doit vous revenir aux oreilles..
De toute façon, cette année, il montre à tout le monde que c’est un grand joueur. Pour ma part, ça s’est toujours très bien passé à chaque fois que j’ai joué avec lui. Évidemment, on n’a pas gagné tous les matchs qu’on a joués. Mais j’ai toujours apprécié jouer avec lui. Comme je l’ai dit, il a beaucoup d’appétence pour le jeu offensif comme moi. Il aime relancer les ballons. Il aime prendre des risques. Ce qui est mon cas aussi. Je pense qu’on a la même mentalité au rugby.
Fabien Galthié nous disait la semaine dernière être bluffé par votre retour… Ça vous a paru long ?
Ça a été long et très dur. Mais si j’avais su que j’allais revenir dans ces conditions-là, j’aurais signé tout de suite. Il n’y avait rien d’acquis au départ. Les premiers mois ont été très durs, très douloureux. Je ne savais pas trop quand j’allais revenir. Aujourd’hui, je suis très content. Et surtout content que ça soit derrière moi.
Y a-t-il de la revanche dans l’air avant l’Irlande ? Vous vous étiez blessé contre eux l’an passé…
Non, il n’y a pas de revanche dans l’air. Pour moi, c’était vraiment un accident de jeu. Donc, il n’y a aucune vengeance ou revanche de ce côté-là. Je le prépare juste comme le premier match du tournoi à domicile contre une très grosse équipe d’Irlande. Ça fait déjà assez de choses à penser.
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