Suite à une enquête interne au SIDS 34 pour des faits de racisme et de harcèlement, la révocation a été préconisée pour deux pompiers de la caserne de Gigean. Marc Gonzalez, candidat aux municipales et père d’un des mis en cause, dénonce des tentatives de déstabilisations et des manipulations.
Alors que Marc Gonzalez fils vient de passer en conseil de discipline pour une affaire de harcèlement et de racisme à la caserne de Gigean (Hérault), Marc Gonzalez père, candidat à la mairie de la commune prend la parole dans un communiqué jeudi soir. Il estime que cette affaire, révélée au grand public par Médiapart au mois de novembre, est une tentative de déstabilisation politique.
L’un des deux pompiers volontaires dont l’engagement a été résilié est donc son propre fils, sous-officier âgé de 30 ans, et un autre mis en cause, qui a démissionné du SDIS 34 cet automne, était son colistier mais il s’est retiré il y a quelques semaines.
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Messages racistes pour les uns, plaisanterie potache pour les autres
Les faits remontent à 2020 avec des messages envoyés sur un groupe WhatsApp notamment et adressés à Malik, un collègue d’origine maghrébine : « Le bougnoule de ses morts » ou encore « les arabes n’ont aucun droit à part celui de la fermer ».
« Les termes sont violents, parfois même choquants » reconnait Me Félix Damani, l’avocat du pompier qui porte le même prénom que son père, « mais c’est particulièrement malhonnête d’extraire des propos, même choquants, d’une conversation amicale et privée ».
Pas de plainte déposée à ce jour
Me Damani regrette également que la « supposée victime » n’ait pas été entendue par le SDIS 34 au cours de son enquête interne. Il met en avant une attestation signée par Malik qui affirme « haut et fort », qu’il n’est pas une victime. Il soutient au contraire que « Marc est un ami qu’il apprécie profondément, qu’il a gardé les enfants de Marc, que Marc l’a pris en stage dans sa société ». L’avocat rappelle que Malik n’a pas porté plainte.
Tentative de déstabilisation politique selon le candidat aux municipales
Pour Marc Gonzalez père, lui même capitaine des pompiers et longtemps engagé dans le volontariat, il s’agit non pas de racisme mais de simples « jeux de caserne ». Dans son communiqué, il déclare que « si des faits répréhensibles devaient être établis par la justice, ils seraient immédiatement condamnés, quelle que soit la personne concernée ». Il affirme avoir « lui-même effectué un signalement auprès du procureur de la République, afin que toute la lumière soit faite ».
Le candidat aux municipales fait valoir que « malgré les tentatives de déstabilisation et les manipulations constatées, il reste pleinement engagé pour l’intérêt de la commune de Gigean et de ses habitants. »
Une affaire qui va se poursuivre devant le tribunal administratif
À l’issue de l’enquête interne du SDIS 34, la commission de discipline a préconisé la résiliation de l’engagement de deux pompiers volontaires le 12 janvier. Elle a également retenu comme éléments à charge des photomontages pornographiques réalisés avec des photos de la petite sœur de Malik, âgée de 10 ans, qui ont été envoyé sur le même groupe WhatsApp.
Si la sanction est entérinée par le Conseil départemental, l’avocat de Marc Gonzalez fils saisira le tribunal administratif, « pour laver l’honneur » de son client « et pour montrer les graves défaillances de la procédure et du dossier ».
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