Une cérémonie s’est tenue samedi 10 janvier à Sète en hommage à Cyane Panine, 24 ans, décédée dans l’incendie du bar de Crans-Montana, en Suisse. Dix jours après le drame, 500 personnes ont tenu à être présentes, salle Brassens.
Malgré le ciel bleu au-dessus de Sète, ce samedi 10 janvier, le soleil s’est éteint pour les proches de Cyane Panine, réunis salle Brassens pour lui rendre un dernier hommage. La jeune fille de 24 ans était serveuse au bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse, le soir de l’incendie, lors du Nouvel An. Un incendie qui a coûté la vie à 40 personnes, dont neuf Français.
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« Un rayon de soleil »
Près de 500 personnes ont tenu à être présentes, au point qu’il n’y a pas suffisamment de chaises pour asseoir tout le monde. Des personnes venues des quatre coins de la France : du Gard, d’Île-de-France, mais aussi des Îles Marquises… Preuve que la jeune fille a marqué les esprits. Des rencontres nouées pendant ses voyages, au Maroc, en Martinique, en Guadeloupe, en Australie, avec ses parents notamment. Tous évoquent leurs souvenirs d’un « rayon de soleil », « une chipie attachante », joyeuse et affirmée.
Derrière eux, des images de Cyane défilent sur un écran géant : des photos d’elle enfant, entourée de sa sœur, ses parents, ses cousins, ses amis. Tous partagent leur douleur face à une disparition injuste.
Son courage dans le chaos
L’un de ses amis rappelle « son courage (…) dans un moment de chaos », alors qu’elle a sans doute tenté d’aider des clients à s’échapper de la salle en se dirigeant vers les issues de secours, fermées à clé. Son père évoque la « confiance totale » que sa fille accordait à ses employeurs, une confiance qui ne lui a pas permis de voir l’année 2026. Une date aujourd’hui inscrite sur son cercueil, dénonce-t-il.
« À quel moment une sortie de secours est bloquée ? »
Le drame qui a frappé la famille de Cyane a aussi bouleversé de nombreux Sétois : « Ça me touche, vraiment, témoigne Dimitri, un habitant, elle aurait pu vivre sa vie, longtemps. Comment peut-on mourir dans une tragédie pareille ?«
Angela non plus ne comprend pas comment ce drame a pu arriver : « J’ai beaucoup de tristesse pour les familles et de la colère aussi, surtout quand j’entends les propriétaires des lieux. Je ne peux pas croire qu’ils aient tout bien fait. » Le propriétaire du bar a indiqué aux enquêteurs lors de son audition vendredi 9 janvier qu’une porte de service était effectivement verrouillée de l’intérieur. Pour Catherine, ce drame aurait pu être évité : « C’est impensable qu’une sortie de secours soit bloquée et qu’il n’y ait pas tout ce qu’il faut pour assurer la sécurité des personnes à l’intérieur ».
En plus des accès de secours, la nature de la mousse antibruit posée au plafond du sous-sol est aussi étudiée par les enquêteurs. Les deux gérants du bar sont soupçonnés d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence« . Ils restent, à ce stade, présumés innocents.
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