Une cinquantaine d’ostréiculteurs ont manifesté ce lundi devant le siège de Midi Libre lundi à Saint-Jean-de-Védas (Hérault). Ils dénoncent le traitement médiatique de l’interdiction de commercialisation des huîtres et moules de Thau par le quotidien.
Des palettes et des pneus brûlés entourés d’une épaisse fumée noire. C’est ce que les salariés du journal Midi Libre ont découvert ce lundi 5 janvier devant leurs bureaux à Saint-Jean-de-Védas. À 19h30, la journée n’est pas terminée pour une partie des salariés, notamment les imprimeurs du quotidien. Devant leur portail, une cinquantaine d’ostréiculteurs en colère. Ils dénoncent le traitement médiatique de l’interdiction de vente des huîtres de l’étang de Thau.
Contenus de la page
Des huîtres et moules touchées par un norovirus
Après les intempéries du mois de décembre, la vente de coquillages du bassin de Thau a été interdite par la préfecture de l’Hérault le 30 décembre. Des eaux usées se sont déversées dans la lagune, toutes les huitres et moules récoltées avant le 19 décembre sont immangeables. Une décision difficile pour les amareyeurs: elle est prise la veille du réveillon du Nouvel An, une période cruciale pour eux.
« Une atteinte injustifiable à la liberté de la presse »
Les ostréiculteurs ont finalement été délogés par la police vers 23h30, d’après le journal, qui dénonce des insultes et des menaces envers ses salariés. Le portail du siège a aussi été abimé.
Le directeur de la rédaction alerte sur « une atteinte injustifiable à la liberté de la presse. Rappeler l’interdiction sanitaire de consommer des huîtres du bassin de Thau n’est pas une opinion, c*’est *un devoir d’information et de santé publique. »
Les journaux, menacés de ne pas être publiés ce mardi 6 janvier, sont sortis des locaux avec du retard.
.
