Une semaine après les inondations, Palavas-les-Flots, près de Montpellier, panse ses plaies. La mairie a déposé une demande de reconnaissance de catastrophe naturelle. Les habitants attendent, car les indemnisations en dépendent. Le compte à rebours est lancé.
Un peu avant Noël, Palavas-les-Flots se retrouve les pieds dans l’eau. Située sur le littoral et drainée par le Lez et le canal du Rhône à Sète, la commune d’un peu plus de 6 000 habitants a été particulièrement touchée par les violentes intempéries qui ont marqué le département de l’Hérault.
Une semaine plus tard, la mer a rendu le bois charrié, mais l’inquiétude reste intacte. Les sinistrés attendent une décision administrative cruciale pour espérer être indemnisés.
Les inondations ont frappé la station balnéaire de plein fouet. Les services de secours ont évacué 130 personnes. Près de 600 foyers ont été privés d’électricité. Plusieurs rues ont été submergées, dont celle des Flamants roses, parmi les plus touchées.
Sur la plage, les amas de bois échoués attirent désormais les enfants. Ces vestiges rappellent pourtant la violence des eaux qui ont transformé la ville en décor de désolation.
Une semaine après, l’heure est au bilan. La mairie de Palavas-les-Flots a officiellement demandé la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Depuis vendredi, elle collecte les déclarations des sinistrés pour préparer les dossiers.
Christian Jeanjean, maire de la commune, insiste sur la mobilisation municipale. « Nous avons un personnel qui a été désigné pour renseigner, pour donner des précisions et autres sur les déclarations d’assurance », précise-t-il. Le maire insiste sur l’urgence administrative. « Les assureurs, bien entendu, disent ‘nous, on attend la déclaration de catastrophe naturelle pour faire face’, donc on espère bien que ça va être fait. »
Pour les habitants, cette reconnaissance change tout. Sans elle, certaines assurances refusent toute prise en charge. Une habitante l’explique très concrètement : « Au niveau des remboursements, ça ne sera pas la même chose, parce qu’on a une voiture qui est au tiers par exemple, et là elle n’est pas prise en charge alors qu’elle a pris l’eau, si ça passe en catastrophes naturelles, elle sera prise en charge. »
De nombreux véhicules ont été abîmée par l’eau lors des inondations à Palavas-les-Flots (Hérault) la semaine de Noël. • © FTV
Dans plusieurs quartiers, les experts ne sont toujours pas passés. Les habitants comprennent les retards, car plusieurs communes de l’Hérault ont été touchées par les intempéries. Rue des Flamants roses, certains ont décidé d’agir malgré tout. Un habitant, occupé à nettoyer devant chez lui, relativise. « Ça a été inondé à Sommières, ici, ça a été inondé après à Agde, c’est l’Hérault qui déborde. Ils ne peuvent pas être partout non plus. »
Il salue l’action municipale, tout en rappelant les limites locales. « La mairie fait de gros efforts pour nous déclarer en catastrophe naturelle, mais voilà, après ils ont fait la demande, c’est plus dans leurs mains. »
Si l’arrêté de catastrophe naturelle est publié, les Palavasiens n’auront alors que dix jours pour déclarer officiellement leurs sinistres auprès de leurs assurances. Pour eux, chaque jour compte désormais.
