Ce lundi 15 décembre, la municipalité célébrait la fête juive des lumières qui se termine le 22 décembre. L’attaque terroriste de Sydney, en Australie, de la veille était dans toutes les têtes, les coeurs, les mots…
Ce lundi 15 décembre marquait le deuxième jour de la fête juive d’Hanoukka, qui s’étend, cette année jusqu’au 22 décembre. Une ménorah en forme d’étoile hébraïque avait été installée dans la salle des mariages de la mairie de Béziers. La communauté juive était réunie pour assister à l’allumage des deux bougies (une bougie par jour pendant les huitpremiers jours) et du gardien (la neuvième bougie, centrale, ou Shamash, qui a été allumée par le maire, Robert Ménard).
À ses côtés, Maurice Abitbol, le président du consistoire israélite de Béziers, le rabbin Avraham Nisenbaum, ainsi que des élus, des membres de la famille Knoll (la vieille dame qui avait été assassinée en 2018) et les représentants des musulmans, catholiques et protestants de Béziers.
Le poids de l’attaque terroriste de Sydney
Sur cette Hanoukka pesait, cette année, le poids de l’attaque terroriste de la plage de Bondi, à Sydney, en Autralie, ce dimanche, qui a fait au moins seize morts, des juifs venus fêter le premier jour d’Hanoukka. Un important dispositif de sécurité avait d’ailleurs été mis en place à l’entrée de la mairie.
Dans leurs longs discours, le maire et Maurice Abitbol ont tous deux rappelé cet attentat.
« Dans ces moments, il faut un discours d’amour, d’unité mais aussi d’affirmation de notre identité, de nos valeurs, celles de la France, de la République, du christianisme, du judaïsme, celle de l’islam quand il est porteur de lumière lui aussi […]. Ce qui m’a réconcilié, et qui va donner beaucoup de force aux musulmans de France, c’est que le vendeur de légumes, qui s’appelle Mohamed, a sauté sur le terroriste pour l’arrêter ; ce garçon est un musulman. C’est lui qui a eu ce courage et cette force… »
Pour Robert Ménard, « ému« , « Hanoukka, aujourd’hui, ce n’est pas une fête juive, c’est notre fête à tous. Les valeurs d’Hanoukka, ce ne sont pas que les valeurs juives, c’est les valeurs que les juifs nous ont apportées, que la civilisation juive nous a apportées. Et qui font notre histoire. »
Cette célébration en mairie fait polémique. Elle est dénoncée par la Ligue des droits de l’Homme et La Libre Pensée au nom de la loi de 1905 sur la laïcité.
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