Un bain de Noël s’est déroulé, ce dimanche 14 décembre, au lac du Salagou. Dans une eau à 12 degrés, plusieurs participants se sont baignés dans ce superbe décor. L’événement était organisé au profit de l’association France Choroïdérémie, qui lutte contre une maladie provoquant une dégénérescence progressive de la vue jusqu’à la cécité.
Dimanche 14 décembre, Lac du Salagou, dans l’Hérault. La météo est idéale, l’échauffement des participants au bain de Noël est soutenu. Mais derrière les sourires plane une légère appréhension, car le père Noël a réservé une surprise aux baigneurs.
Il plonge son thermomètre dans l’eau. « Elle est chaude ! 12 degrés ! Je m’attendais à moins », annonce-t-il.
Le cadre a beau être extraordinaire, une eau à 12 degrés, cela reste frais pour une baignade. Alors chacun y va de sa technique : la course, la danse, la combinaison et même le bonnet. Mais un bonnet de lutin, c’est le secret.
Les courageux ont plongé dans une eau à 12 degrés. • © FTV
« Cela fait vraiment du bien ! Il y a une forme de bien-être après le bain, donc c’est vraiment très agréable ! Le plus dur, c’est de s’y mettre », assure un baigneur. « On est habitué car toute l’année on s’entraîne en lac, en mer et en rivière. Ça revigore, ça fait du bien pour la santé, donc on en profite. Et c’est l’occasion avec les bains de Noël de plonger dans l’eau froide pour une bonne cause« , complète cet autre baigneur.
Un bain de Noel dans le Salagou dont le but est d’aider l’association France Choroïdérémie. La présidente s’est, elle-même, mouillée. Son frère et son fils sont tous les deux atteints de cette maladie rare.
« C’est une maladie génétique rare qui entraîne une perte progressive de la vue. Chez les hommes uniquement, parce que c’est lié au chromosome X. Les femmes ont deux X et elles ont un risque sur deux de transmettre le X malade à leurs enfants. La fille sera porteuse saine et le garçon développera la maladie. C’est un champ visuel qui se rétrécit avec l’âge, jusqu’à la cécité », explique Marie-Catherine Gres Faure, présidente de l’association France Choroïdérémie.
Les fonds récoltés par l’association permettent de financer les recherches d’une équipe du CHU de Montpellier, visant à ralentir la dégénérescence inéluctable de la vue des patients.
Une lueur d’espoir pour les malades qui ne disposent d’aucun traitement pour l’instant.
Écrit avec Sébastien Banus.
