Une partie d’un bâtiment de la prison de Béziers a été fouillée ce mercredi 10 décembre en fin de journée. De nombreux téléphones et d’autres objets interdits ont été saisis dans les cellules.
Ce mercredi 10 décembre, une fouille complète d’un étage de la maison d’arrêt du CP Béziers a été menée conjointement avec les forces de l’ordre, appuyées d’équipes cynophiles, des Éris (Équipes Régionales d’Intervention et de sécurité) de la pénitentiaire ainsi que des équipes locales de sécurité. C’était une demande pressante des membres du syndicat Ufap de Béziers, après les différents incidents de ces derniers jours et la découverte d’armes en détention.
Cette opération coordonnée a permis la découverte de plus d’une trentaine de téléphones portables (une quinzaine en détention, et autant qui ont été jetés par les fenêtres et qui ont été retrouvés au sol, hors du bâtiment). Il y avait aussi, de nombreux produits stupéfiants et enfin des clés de piratage pour capter des émissions télé.
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Des questions
« Les personnels ont, une fois de plus, démontré leur maîtrise, leur rigueur et leur détermination à garantir la sécurité de tous, a insisté David Parmentier, le responsable local du syndicat Ufap. Notre syndicat continuera de défendre et de soutenir les agents sur le terrain, mais une question demeure ? Pourquoi se limiter à un seul étage ? Une fouille partielle, c’est une sécurité partielle et une sécurité partielle, c’est une sécurité insuffisante. C’est pourquoi, l’Ufap réitère des fouilles globales et non à la carte, des opérations couvrant l’ensemble des bâtiments, des moyens nécessaires et à la hauteur des enjeux sécuritaires. »
David Parmentier l’assure, l’Ufap restera vigilante pour que ces opérations ne deviennent ni symboliques, ni occasionnelles, mais qu’elles répondent aux besoins du terrain. « À tout cela, il convient d’y ajouter les moyens humains et matériels nécessaires à la conduite de ces missions essentielles ».
Pourquoi pas une fouille globale de la prison ?
« Comme annoncé, explique le représentant local d’Alliance justice, et à l’image de ce qui a été réalisé à Villeneuve-lès-Maguelone, une fouille sectorielle a été menée ce mercredi soir sur la maison d’arrêt 1 de la prison de Béziers et cela pendant deux heures. C’était une opération d’envergure pour une seule aile de ce bâtiment. C’était donc une fouille XXS, à nos yeux. Si notre organisation syndicale ne peut qu’encourager ce type d’action, nous sommes toutefois encore très loin de répondre à l’objectif de communication annoncé qui assurait de fouiller toutes les cellules avant le 31 décembre. »
Une fouille attendue
Cette fouille qui s’est déroulée ce mercredi soir, si elle n’a pas été annoncée aux détenus, elle était attendue après des fouilles généralisées dans de nombreux établissements et notamment à VLM. Les surveillants réclament des brouilleurs de drones, le remplacement des caillebotis (grilles trouées par les détenus pour permettre de passer des colis et autres affaires illicites) aux fenêtres des cellules. Ce jeudi, les bâtiments devaient être ouverts petit à petit afin de mesurer la tension des détenus.
« Nous espérons sincèrement que nos collègues ne se retrouveront pas isolés dans les jours à venir, comme ce fut le cas à Montpellier. Les effets d’annonce ne remplaceront jamais les moyens, le soutien et le respect dus aux personnels. » Les surveillants de prison rappellent que la prison de Béziers est, elle aussi, surchargée en détenus et que les effectifs, du fait des repos et des maladies, manquent pour assurer le service comme il devrait l’être.
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