Tous les avions A320, rappelés par Airbus fin novembre, ont été mis à jour, a affirmé le PDG de l’entreprise, ce mercredi 10 décembre 2025. Un autre incident, qui n’est pas lié au premier, a aussi touché les mêmes avions début décembre.
Tout est rentré dans l’ordre. Le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, a indiqué à l’AFP, mercredi 10 décembre, que tous les avions A320 en vol avaient été mis à jour après le rappel effectué par l’entreprise, fin novembre.
« On a identifié à travers un incident qui a eu lieu en vol aux États-Unis une vulnérabilité sur un de nos systèmes. Et quand on a compris quelle était la vulnérabilité, on a choisi d’aller très, très vite pour mettre à jour le logiciel et ne pas continuer à voler dans ces conditions, pour mettre la priorité sur la sécurité des vols », explique le PDG d’Airbus.
Airbus avait demandé, le 28 novembre dernier, à l’ensemble de ses clients utilisant un logiciel vulnérable aux radiations solaires « d’arrêter immédiatement les vols« . L’analyse de l’incident technique avait révélé que ces radiations « pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol ».
Suite à cet événement, le groupe avait demandé le maintien au sol de plus de 6 000 avions A320. Sur ces 6 000, certains étaient déjà en maintenance. Au final, ce sont 4 400 avions en cours d’utilisation qui ont dû être immobilisés.
On est tous imparfaits parce qu’on est des humains qui faisons voler des machines complexes et il faut que l’organisation soit capable de prendre les bonnes décisions, d’apprendre et d’avoir un niveau d’excellence dans le domaine de l’ingénierie.
Guillaume FauryPDG d’Airbus
« Au bout de trois jours, on avait fait 4 000 des 4 400 avions, et au bout de quatre jours, on avait tout fait. Donc tous les avions qui volent aujourd’hui sont rétrofités », c’est-à-dire que « les logiciels ont été changés et les avions sont conformes au niveau de configuration exigé », explique Guillaume Faury.
Le PDG a spécifié qu’il fallait maintenant qu’Airbus identifie ce qui est arrivé pour « apprendre des erreurs ou des difficultés ».
Le groupe européen a aussi eu une autre mauvaise surprise. Le 1er décembre dernier, il a annoncé avoir des défaillances sur des panneaux métalliques destinés aux monocouloirs du même appareil. « Ce sont deux problèmes très différents », a souligné Guillaume Faury à l’AFP.
Il s’agit là d’un « sujet de productions non-conformes ». Il continue : « Donc c’est essentiellement un très gros travail d’analyse pour regarder quel est le niveau de non-conformité et dans quelques cas, exceptionnels, on va remplacer les panneaux. Dans les autres cas, une fois qu’on a fait la vérification, les avions continuent à voler ou vont continuer à être produits ». Cela n’a pas laissé la possibilité à l’entreprise de retarder les livraisons avant l’heure du bilan de fin d’année.
Enfin, le PDG d’Airbus rassure : les accidents arrivés avec Boeing et son avion 737 MAX, qui ont fait 346 morts au total en 2018 et 2019 à cause d’un logiciel antidécrochage, n’ont rien à voir. « On n’est pas dans cette situation et l’incident qu’on a eu, on l’a traité très rapidement pour ne pas prendre de risque sur les passagers ou sur le vol sur une période longue », explique Guillaume Faury.
En revanche, « ce qui est commun, c’est qu’on a des difficultés, on est tous imparfaits parce qu’on est des humains qui faisons voler des machines complexes et il faut que l’organisation soit capable de prendre les bonnes décisions, d’apprendre et d’avoir un niveau d’excellence dans le domaine de l’ingénierie ».
