Les symptômes des élèves du collège Jules Verne du Soler, dans les Pyrénées-Orientales, ont débuté vendredi 5 décembre au matin. D’abord, une cinquantaine de malades puis près de 400 ce week-end, en comptant enseignants et parents. 13 jeunes ont été hospitalisés pour réhydratation. Des analyses sont en cours.
Dès vendredi, des investigations ont été menées en réponse à la situation sanitaire détectée, vendredi 5 décembre 2025, au collège Jules Verne du Soler, près de Perpignan.
Des prélèvements ont été réalisés sur le réseau d’eau par le laboratoire départemental et à la demande de l’ARS Occitanie.
Les premiers résultats ne révèlent aucune non-conformité des échantillons d’eau, prélevés à plusieurs endroits, dans l’enceinte du collège et à proximité de celui-ci.
Communiqué de l’ARS Occitanie, 8 décembre 2025.
La piste de l’eau du réseau d’eau potable peut donc être écartée. Les recherches se poursuivent pour identifier l’origine de cette situation sanitaire. De nouvelles analyses vont être faites sur les deux fontaines à eau de la cantine.
Des tests ont aussi été réalisés sur la nourriture servie à la cantine, la semaine dernière, ils sont toujours en cours.
Enfin, des prélèvements ont été faits sur les patients hospitalisés (coproculture) et les résultats devraient être connus mercredi ou jeudi.
Le collège accueille 630 élèves. Seule une cinquantaine s’est présentée ce lundi matin car consigne a été donnée de rester à la maison si possible. Par ailleurs, une désinfection renforcée dans le collège a été effectuée ce week-end.
Au total, il y a plus de 400 personnes malades, majoritairement des enfants mais quelques adultes aussi, dont des parents. Leurs symptômes : nausées, diarrhées, maux de tête…
Une quinzaine d’adolescents a été admise aux urgences à l’hôpital de Perpignan et de la clinique Saint-Pierre dans le week-end pour surveillance et réhydratation.
Une cellule de crise/veille sanitaire a été activée par l’ARS Occitanie, la mairie du Soler, la Direction de la Protection de la population 66, l’Education nationale et le département des Pyrénées-Orientales.
Une situation sanitaire critique similaire s’est produite sur la commune de Prades, en septembre dernier, et les résultats d’analyses n’ont jamais permis de trouver les causes de l’épidémie ou intoxication, probablement un virus fulgurant.
Écrit avec Marie Boscher.
