Il y a 20 ans, Alexandra Rosenfeld, Miss Languedoc, enfilait l’écharpe de Miss France 2006, à Cannes. Elle a accepté de raconter ses souvenirs à ICI Hérault. « Dès que j’en parle, j’ai toujours la même émotion » confie-t-elle.
Ce 3 décembre 2005, sur TF1, près de 9 millions de téléspectateurs en moyenne sont devant leur télévision, avec un pic au moment du couronnement de Miss Languedoc, devenue Miss France 2006. Ce soir-là reste évidemment gravé dans la mémoire d’Alexandra Rosenfeld, originaire de Saint-Thibéry (Hérault), qui a vu sa vie bouleversée en un instant. « Une fraction de secondes qui a changé ma vie » se souvient-elle, 20 ans après. « J’avais un jury assez incroyable avec Laeticia et Johnny Hallyday, Jean Reno, au palais du festival de Cannes. Donc c’était vraiment une très belle cérémonie.«
Contenus de la page
« Je me disais : si je suis dans les 12, c’est déjà génial »
Alexandra Rosenfeld revient sur une anecdote, le jour-même de la cérémonie. « Cindy Fabre (Miss France 2005) était venue nous voir en disant : voilà, préparez vos affaires, parce que quand la Miss est élue, c’est tout qui est chamboulé. Il y en avait une qui n’avait pas fait ses bagages. Et c’était moi… » se rappelle-t-elle. Juste après l’annonce, il a fallu que sa mère fasse sa valise. Et l’aventure a commencé. « Je viens de mon village de 2.000 habitants. C’est énorme, ça a été un changement qui a été très positif, mais assez brutal. Moi, je faisais de l’athlétisme, j’avais entrainement tous les soirs. J’ai dû lâcher mes baskets pour des talons » sourit-elle.
20 ans se sont écoulés et « ça me paraît très très loin. Parfois, j’oublie que j’ai été Miss France. Et en même temps, dès que je revois (les photos), j’ai toujours la même émotion. Dès que j’en parle, ça me fait quelque chose, dans mon cœur » avoue Alexandra Rosenfeld.
« À mon époque, il n’y avait que 6 chaines, des magazines, et c’est tout »
30 prétendantes, mais une seule couronne. La recette est toujours la même aujourd’hui, mais l’époque a changé, remarque Alexandra Rosenfeld : « Aujourd’hui, en plus, il y a les réseaux sociaux. Alors qu’à mon époque, il n’y avait que 6 chaines de télé et les magazines, et c’est tout. On était préservées de tout ce qu’on peut lire aujourd’hui. Et c’est d’autant plus courageux pour ces jeunes femmes de se présenter. »
loading
.
