Anciens rivaux du milieu des années 2010, Anglais et Auvergnats se retrouvent pour la première fois depuis 2017 avec l’ambition commune de frapper fort d’entrée.
Tous les supporters clermontois ont cette rencontre en tête. Y compris certains de nos lecteurs les plus passionnés. Il y a huit ans, Alivereti Raka volait sur la pelouse gelée des Saracens, un lundi soir, et permettait par son triplé d’offrir un succès magistral en terres anglaises sous une température polaire. Ce voyage folklorique avait une nouvelle fois renforcé la Yellow Army, ajoutant une nouvelle page à la courte mais intense rivalité entre les Sarries et les Jaunards, dont la naissance remonte au printemps 2012. À cette époque, l’ASM d’un brillant Brock James étouffait les partenaires d’Owen Farrell en quart de finale de Coupe d’Europe.
Ensuite ? Les deux mastodontes européens se sont affrontés à sept reprises en quatre années seulement. Du carton d’une demi-finale insipide à Twickenham à une finale dantesque en passant par un monumental vacarme à Saint-Étienne, les « Clermont – Saracens » ont marqué les années 2010. Huit ans après leur dernière bataille, il reste quelques vieilles branches de cette époque révolue de part et d’autre, à l’instar des Farrell, Raka, Itoje, Falgoux ou Lozowski. Mais la conquête de l’Europe semble maintenant un lointain rêve pour ces deux entités au passé brillant et qui veulent aujourd’hui renaître tels des phénix affamés.
L’ASM s’attend à un changement de style des Sarries
Toutefois les livres d’histoire ne font pas encore gagner des matchs. Pour Christophe Urios, le contexte actuel de son équipe pousse cependant à l’optimise. Les Jaunards sortent d’une victoire épique contre le Stade français et s’avancent en Angleterre avec plusieurs retours de poids, à l’instar de George Moala ou Pita-Gus Sowakula. À l’aube de cette première journée transcontinentale, les Auvergnats ont l’esprit libre. « Ce match face au Stade français était charnière, on était un peu au milieu du guet dans le sens où on n’avait pas une forme de groupe optimale, avec plusieurs joueurs en phase de reprise… Là, on a cette bouffée d’oxygène où on n’aura pas de pression particulière, si ce n’est celle de se qualifier. Les Saracens d’aujourd’hui sont une équipe très différente de celle qui faisait leur force par le passé. C’est un peu un mélange entre Bristol, du jeu au pied et des mauls. Donc on aura un nouveau match difficile, qui plus est sur une surface rapide », explique le manager auvergnat. Une pelouse synthétique que les Auvergnats ont eu du mal à apprivoiser cette saison avec deux lourds revers concédés face au Racing et au Lou, mais l’Allianz Park est une terre où les miracles de Noël se sont déjà produits…
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