Le site accueille les victimes de violences sexuelles et conjugales.
Le mardi 27 novembre était la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une date importante pour la Maison des femmes de Béziers. Ouverte l’été 2025, la structure offre un espace sécurisé, calme et protecteur aux victimes de violences sexuelles et conjugales.
Sous la responsabilité de la docteure Marie-Ange Gau, urgentiste, la Maison des femmes regroupe trois services de soins complémentaires : l’Espace Delphine, dédié aux violences intrafamiliales ; l’Unité violences sexuelles, pour une prise en charge médicale, psychologique et sociale ; et le Centre de santé sexuelle, assurant contraception, IVG, dépistages et prévention : « Notre objectif est d’accueillir chaque femme avec bienveillance et de l’accompagner à retrouver confiance et estime d’elle-même », rappelle Marie-Ange Gau.
Neuf médecins
L’équipe réunit médecins, infirmières, sages-femmes, psychologues, assistantes sociales, conseillères conjugales et familiales, ainsi que de nombreux partenaires associatifs, juridiques et institutionnels. La psychologue des lieux souligne l’importance du travail collectif et du soutien mutuel : « Au groupe de parole, les femmes se rencontrent, échangent leurs expériences et reconstruisent leur estime d’elles-mêmes. Elles retrouvent confiance. Elles comprennent que leur parole a de la valeur ».
Le quotidien de la Maison des femmes repose sur l’accueil, l’évaluation du danger, l’orientation et l’accompagnement, comme le précise une infirmière : « En octobre, 30 patientes ont été accueillies, et plus de 150 depuis le début de l’année ». Des chiffres qui témoignent autant de l’ampleur des violences que de l’importance de la visibilité nouvelle apportée par la structure.
La Maison des femmes propose également des ateliers de bien-être et de reconstruction, des groupes de parole, et collabore avec des associations telles que Stéfi pour l’insertion professionnelle, ou Amac pour l’accompagnement des enfants covictimes. Elle souhaite aussi renforcer la formation des professionnels – hôpital, police, Éducation nationale – afin de développer une culture commune de protection et d’améliorer l’accueil des victimes.
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