Six hommes et un mineur suspectés d’être au cœur d’un trafic de drogue dans le centre-ville de Béziers ont été arrêtés par la police en ce début de semaine. Ce jeudi 20 novembre, leur audience de comparution immédiate devant le tribunal a été mouvementée, avant finalement d’être renvoyée.
Cinq prévenus dans le box, un comparant libre, une trentaine de personnes dans l’assistance… L’audience de comparution immédiate de ce jeudi 20 novembre a été mouvementée, au tribunal de Béziers.
Il est reproché à ces hommes âgés de 18 à 29 ans d’avoir participé à un trafic de stupéfiants (cocaïne, cannabis, 3-MCC) dans un immeuble du centre-ville, rue du Touat, après un signalement de riverains du quartier. Ces six hommes – et un mineur qui sera jugé par le tribunal des enfants – ont été identifiés puis interpellés après une enquête portant sur des faits s’étant déroulés du 8 septembre à ce lundi 17 novembre.
Bien que les rôles des uns et des autres soient encore flous selon une source proche du dossier, certains risquent jusqu’à 20 ans de prison, après avoir été déjà condamnés pour des faits similaires. Ce qui leur a valu plusieurs passages derrière les barreaux, pendant au moins trois ans et demi, récemment, pour l’un d’entre eux.
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Plusieurs exclusions d’audience
Ce jeudi 20 novembre, les six prévenus ont rapidement fait valoir leur droit à un délai supplémentaire afin de préparer leur défense, comme la loi l’autorise lors d’une comparution immédiate.
« On vous remercie tous », a lancé alors un des hommes dans le box. Avant une première exclusion de la salle d’audience à la suite du comportement d’un proche des prévenus voulant lui donner un sac d’affaires. « Il va s’habiller comment ? », a-t-il lâché en réaction. « Vous sortez, on n’est pas au marché ! », lui a répondu le président du tribunal, qui a passé son temps à exhorter les prévenus à se taire et à leur rappeler leur interdiction de se parler.
« Il faut arrêter d’être hypocrite »
Après le renvoi du procès en janvier 2026, les débats ont porté sur les mesures de sûreté envers les cinq hommes arrivés en détention provisoire et celui venu, libre, au tribunal. Les avocats de la défense se sont évertués à démonter les arguments du procureur qui a requis le maintien en détention de tout le monde, et un mandat de dépôt pour le comparant libre.
Le tout pour éviter toute réitération d’infractions, tout contact entre les prévenus et leur garantie de représentation devant la justice. « Il faut arrêter d’être hypocrite et de penser qu’ils ne peuvent pas communiquer ensemble avec des téléphones quand ils sont en détention », s’est désolé un des conseils, lors de sa plaidoirie.
Tous en détention provisoire
Le tribunal de Béziers a maintenu les cinq prévenus, arrivés menottes aux mains, en détention. L’homme de 29 ans arrivé libre au tribunal n’a, lui, pas pu retenir son émotion au moment de l’entrée de l’escorte policière avant même que son mandat de dépôt ne lui soit signifié par le tribunal.
« Avez-vous des pensées suicidaires ? », lui a alors demandé le président, afin de remplir sa fiche avant la rentrée en détention. « À cette heure-ci, oui ça pourrait », a-t-il rétorqué sans réfléchir. « On va vous mettre un mois et demi à l’isolement, alors », a répondu le magistrat. « Vous abusez ! », a ensuite violemment dit une proche du prévenu, elle aussi exclue de la salle, en continuant à s’exprimer. « Attention à l’outrage, sinon vous les rejoignez ! », lui a crié le représentant du parquet. Le procès dans deux mois promet des débats animés…
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