L’info d’ici ce lundi matin, c’est la rentrée qui s’annonce difficile pour les 15 enfants montpelliérains à la rue depuis une semaine. Ces familles ont été expulsées d’un squat lundi dernier, et depuis, elles ne sont pas relogées.
La rentrée s’annonce difficile pour les 15 enfants montpelliérains à la rue depuis le 27 octobre dernier. Ces familles ont été expulsées d’un squat lundi, et depuis, elles ne sont pas relogées par la Préfecture, à qui cette responsabilité incombe. Elles dorment donc dehors, sur le parvis de l’Hôtel de ville. La plupart des enfants sont scolarisés et doivent retourner en classe ce lundi matin.
Problème : certains se retrouvent très loin de leur école habituelle (à l’autre bout de la ville). Et les parents ne pourront pas forcément faire le déplacement. « Il va falloir qu’ils changent d’écoles, anticipe Samuel Forest, président de l’association Solidarité partagée, qui accompagne les familles. Je ne pense que tous seront en cours aujourd’hui (lundi, ndlr)… »
« Comment se concentrer dans ces conditions ? »
Et puis pour celles et ceux qui iront jusqu’aux salles de cours, se pose la possibilité même de travailler, de faire ses devoirs notamment. « J’ai vu des enfants faire leurs devoirs de matchs par terre, sous la pluie, comment voulez-vous vous concentrer dans ces conditions ? C’est indigne », pointe Sabine Raynaud, secrétaire Force Ouvrière des personnels de l’éducation nationale dans l’Hérault.
Les enfants redoutent aussi le regard de leurs camarades et professeurs, alors qu’ils ne peuvent plus se laver par exemple. « On veut juste aller en cours douchés et coiffés, comme tout le monde », témoigne une adolescente.
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