À l’occasion de la journée du chausson, ICI Hérault est allé à la rencontre de professionnels du secteur pour essayer de comprendre le rapport que les héraultais entretiennent avec leurs chaussons.
D’après la fédération française de la chaussure qui a lancé la Journée du chausson qui a lieu ce 25 octobre, 96 % des Français portent des chaussons. Dans la boutique de Dorian, en plein centre-ville de Montpellier, les charentaises, les mules et les chaussettes fourrées ont remplacé les espadrilles qui se vendent en été. Dorian et Clara travaillent en chaussons et ont même repoussé quelques limites.
Par exemple, Dorian reconnaît volontiers que depuis qu’il a passé les 30 ans, il emmène ses chaussons quand il part en weekend ou qu’il va chez des amis. Des charentaises en velours côtelé bleu, avec une semelle de feutre, « qui tiennent bien au pied quand il faut courir dans les escaliers pour aller séparer le chien et le chat qui se battent ».
Un cap qu’Anne, qui vend elle aussi des chaussons quelques mètres plus loin, refuse de franchir : « Ha non quand même pas. Ça reste à la maison, je ne les montre pas. Je ne me présente pas en chaussons, y’a des limites quand même. » Limite franchie allègrement par Dorian, qui reconnaît se promener parfois en chaussons dans les rues : « Comme on travaille en chaussons, quand on va acheter un petit goûter par exemple, on sort avec. »
Dans sa boutique, il peut vendre jusqu’à 60 paires par semaine. Les chaussons les plus en vogue sont les inébranlables charentaises françaises et les mules, « plus faciles à enfiler quand on doit se relever la nuit, mais moins stables. »
Entre confort et style
Les clients âgés de plus de 50 ans sont à la recherche de confort. Mais les clients les plus jeunes, influencés par les réseaux sociaux, sont à la recherche de chaussons qui ont du style. « Quand on achète des beaux chaussons, qu’on a payé un peu cher, on a tendance à les sortir un peu plus, à vouloir les montrer et donc à les emmener en weekend », analyse Dorian.
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