Le match de prestige entre les All Blacks et l’Uruguay prévu initialement à Montpellier le 16 novembre sera délocalisé à Béziers. Le président du MHR et sponsor de la Fédération néo-zélandaise de rugby Mohed Altrad dénonce « les conditions inédites » posées par la Métropole, laquelle justifie son choix pour préserver la pelouse remise en état cet été.
All Blacks XV-Uruguay : voilà une affiche alléchante qui n’aurait pas déplu aux amateurs de rugby montpelliérains. Prévu initialement le 16 novembre au Septeo Stadium, le match se jouera finalement au stade Raoul-Barrière à Béziers. La raison ? Le président du MHR, et la Métropole n’ont pas réussi à s’entendre. Mohed Altrad, sponsor de l’équipe nationale de rugby de Nouvelle-Zélande, dénonce, dans une lettre ouverte, « les conditions inédites » imposées par la Métropole, propriétaire de l’infrastructure, pour accueillir ce « match de prestige ». À savoir, « que le club assume la responsabilité de la pelouse et qu’il prenne à sa charge la remise en état si elle venait à être détériorée ».
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La pelouse : nœud de discorde
Christian Assaf, vice-président délégué aux sports, confirme : « Nous avons ajouté un codicille à l’AOT (autorisation d’occupation temporaire) spécifique, nécessaire à l’organisation de ce match. Nous avons demandé au club de décaler ce match qui se déroule en novembre, un mois très pluvieux, cette surutilisation du stade représentant un risque pour la pelouse. » Un argument que Mohed Altrad ne comprend pas : « Le club paie déjà pour cette pelouse et les matchs du Top 14 comme ceux de Coupe d’Europe, s’y déroulent sans qu’il soit question de cette clause. »
La Métropole a investi 500 000 € cet été
Après avoir injecté 500 000 € cet été dans une nouvelle pelouse au Septeo Stadium, la Métropole ne veut prendre aucun risque. Sujet de discorde depuis l’an dernier, l’état de la pelouse avait contraint le MHR à délocaliser deux matches à Béziers. Les efforts de la collectivité ne semblent pas probants au président du club : « Nous savons tous que la pelouse est en piteux état et un match de plus ou de moins n’y changera rien ».
Mohed Altrad s’interroge sur « les demandes infondées de la Métropole » avant de trancher : « Elle ne fait rien pour nous aider, au contraire ». Résultat : il a encore toqué à la porte de Béziers qui lui a grand ouvert le stade Raoul-Barrière sans que la question de la pelouse ne soit un obstacle. « Il faut interroger le maire de Béziers, il gère son stade comme il l’entend », rétorque Christian Assaf. L’élu termine par un placage : « J’imagine que Mohed Altrad a un intérêt à accueillir une équipe qu’il sponsorise. Le dialogue est impossible. » Un dernier point que son contempteur ne démentirait certainement pas.
Et pour en revenir au sport, la billetterie pour le match des All Blacks XV face à l’Uruguay est ouverte depuis le 21 octobre.
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