La foire de Saint-Girons en Ariège est l’une des plus importantes des Pyrénées. Elle a été revisitée ce samedi 11 octobre et dimanche 12 octobre. Pour la première fois, elle a organisé un concours réunissant les trois races d’équidés des Pyrénées : le cheval Castillonnais, le cheval de Mérens et l’âne des Pyrénées.
À la foire de Saint-Girons en Ariège pour la première fois un concours a réuni les trois races de chevaux des Pyrénées. À la fois rustiques et élégants, le cheval Castillonnais, le cheval de Mérens et l’âne des Pyrénées ont été comparés et notés sur plusieurs critères.
Les juges devaient scruter et évaluer la qualité, la régularité et l’amplitude des mouvements du cheval. « On a évidemment un protocole qui fait intervenir les trois allures, le pas, le trop et le galop. L’impulsion, c’est-à-dire cette aptitude naturelle à se porter en avant, la souplesse, l’acceptation des aides c’est-à-dire les sollicitations du cavalier, comment le cheval l’accepte », nous explique Olivier Courthiade en charge du livre généalogique du cheval Castillonnais et juge lors du concours équin à la foire de Saint-Girons.
Ils devaient trouver le juste équilibre entre puissance et souplesse. Un test déterminant pour désigner les équins qui se rendront au Salon de l’agriculture, à Paris.
Le cheval Castillonnais, la robe recherchée est le noir pangaré, avec des nuances parfois un peu plus claires. Mais dès qu’il se rapproche trop du noir, il fait penser à son cousin germain, le cheval de Mérens. Donc à partir de là, on va essayer de mettre des chevaux un peu différent au moins dans la robe pour le grand public.
Yves Berroche, délégué national auprès des races de travail – Institut français du cheval et de l’équitation
L’après-midi, les chevaux passaient des épreuves de tractage et d’attelage. Ces tests ont permis d’observer la polyvalence des chevaux, mais aussi leur lien avec l’homme.
« Pour être étalon dans la race des chevaux Castillonnais, il faut qu’on vérifie que le caractère du cheval permette de transmettre à sa production des bonnes qualités pour l’utilisation. Monter, atteler en traction animale, c’est vraiment la caractéristique de ces chevaux-là qui étaient des valets de ferme », détaille Sylvain Salaméro, Président de l’association nationale des chevaux Castillonnais Ariège Pyrénées.
Ce concours inédit a aussi accueilli l’âne pyrénéen. Un patrimoine vivant qui a été mis à l’honneur et qui a vocation à s’ouvrir à d’autres espèces locales dans les prochaines années.
