Sacs de marque, vins rares, bijoux… : « Entre 170 000 et 200 000 euros » d’objets de luxe issus d’affaires judiciaires mis en vente aux enchères

Une vente aux enchères a été organisée à la cour d’appel de Nîmes avec une particularité. Les objets de luxe proposés sont issus d’affaires judiciaires et le fruit de leur vente sera reversé à l’État et aux victimes.

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Dans la cour d’appel de Nîmes, non pas des juges et des assesseurs mais des vendeurs. À la barre, les prévenus ont laissé place aux acheteurs, ce jeudi 2 octobre, à l’occasion de la nuit du droit.

Près de 400 objets luxueux saisis, confisqués dans le cadre de procédures judiciaires, sont mis en vente. Parmi eux, des grands vins, des champagnes de renom, des sacs à main de grandes marques, des bijoux en or adjugés à la vente. 

Ces lots proviennent tous des tribunaux de Nîmes, Alès, Avignon, Carpentras Montpellier ou même Marseille. Ils proviennent d’affaires de stupéfiants, de travail dissimulé ou de blanchiment d’argent. La justice veut taper au portefeuille des délinquants.

Nicolas Pazzaglia, commissaire-priseur, détaille : « Sur l’ensemble de la vente, Nous sommes à une estimation comprise entre 170 000 et 2000 000 euros. Pour les vins et l’or, entre 60 et 80 000, entre 30 et 50 000 de maroquinerie.« 

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En 2024, 1,3 milliard de biens ont été saisis et entre 300 et 350 millions d’euros de biens confisqués.

Quelques heures avant, dans la salle des pas perdus, les objets précieux sont exposés au public. Des biens saisis par l’Agrasc : l’Agence chargée des recouvrements des avoirs saisis.

Ils servent à alimenter le budget général de l’État, à indemniser les parties civiles, les victimes, à payer des impayés sociaux que devraient certains mis en cause.

Xavier Bonhomme, procureur général de la cour d’appel de Nîmes

Les futurs acquéreurs, venus en nombre, approuvent ce type de vente : « Je trouve ça normal que les gens qui font de bêtises paient d’une manière ou d’une autre. L’idée est bonne de donner le fruit de la vente à des associations qui aident les victimes.« 

Cette vente aux enchères a permis de récolter 205 000 euros.

Écrit avec Dalila Iberrakene.

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