Lundi 29 septembre, la maison de quartier Albert-Camus de La Devèze à Béziers est devenue un petit centre d’affaires pour futurs entrepreneurs. Le quartier populaire compte probablement de nombreux patrons dans l’âme – et peut-être même la future – ils étaient, néanmoins, peu nombreux dans les allées du salon organisé par l’Association de microcrédit (Adie). Une fréquentation moindre qui n’est pas tant un échec organisationnel qu’une preuve de la nécessité de ces dispositifs. En particulier, dans les quartiers prioritaires, où il y a « beaucoup d’envies d’entreprendre mais de nombreux freins à lever » explique Céline Freulon, directrice territoriale de l’Adie. Parmi ces obstacles : le sentiment d’illégitimité, le manque de connaissances ou encore la précarité économique. Ici, bénéficiaires du RSA, des ARE ou les personnes fichées par la Banque de France, ont leurs chances, à condition d’avoir un projet solide. L’Adie peut compter sur quelques témoins venus vanter les mérites de l’association et de l’entrepreneuriat. Parmi eux, Pascal Lietard, de Sérignan, doublement chef d’entreprise avec un food-truck et une société de spectacle événementiel. Il était déjà fiché à la Banque de France, quand son camion, essentiel à son travail, est tombé en panne. Alors en grande difficulté, l’Adie lui a accordé un crédit pour un nouveau camion, là où aucune banque classique ne l’aurait fait. Et il a pu reprendre une activité qui lui permet de « vivre de ce qu’il aime ». L’Adie tient une permanence à la maison de quartier Albert-Camus de Béziers, tous les 2e lundis du mois.
GS
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