L’arrière du XV de France Melvyn Jaminet a évoqué pour l’AFP l’évolution de son image, plus d’un an après ses propos à caractère raciste, tenus lors de la tournée du XV de France en Argentine.
La tournée en Argentine reste une plaie ouverte lorsqu’on évoque le XV de France de nos jours. En plus de la très médiatique « affaire Jegou – Auradou« , les Bleus avaient été au cœur d’un scandale provoqué le même soir par Melvyn Jaminet. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, l’arrière toulonnais, visiblement éméché, avait été l’auteur de propos à caractère raciste : « Ma daronne qui me demande si j’ai fait la fête. Je te jure, le premier Arabe que je croise sur la route, je lui mets un coup de casque ». Quatorze mois après l’affaire, Jaminet a repris une vie de rugbyman normale.
Au cours d’une interview accordée à l’AFP, l’ancien Perpignanais affirme que depuis son retour sur les terrains, son image a positivement évolué grâce à ses performances : « Personnellement, cette affaire est loin derrière moi. J’ai l’impression que pour mes partenaires aussi, et que tout le monde est passé à autre chose. Parfois je croise des personnes que je n’ai pas vues depuis longtemps, elles m’en parlent un peu, c’est certain, mais sinon c’est une histoire qui a été plutôt oubliée. Je pense surtout que ça a été possible grâce à mes performances sur le terrain après ma reprise. Il n’y a que la vérité du terrain qui peut faire oublier cette affaire »
Le soutien du public a été exceptionnel
Suspendu 34 semaines par la Fédération française de rugby en raison de ses propos, l’arrière avait été acclamé par les supporters toulonnais lors de son retour à Mayol, face au Stade français. Il assure que l’accueil de Mayol a été très important dans sa route vers une « rédemption » : « Le soutien du public a été exceptionnel. Je ne m’attendais pas à recevoir un accueil pareil. Ça m’a donné envie de jouer et d’être performant sur le terrain pour rendre au public l’accueil qu’il m’a offert ».
Il étaye également les différents travaux de prévention qu’il a eus à effectuer lors de son temps de suspension : « Dans un premier temps je réalisais des actions de prévention auprès des jeunes sur les dangers des réseaux sociaux, de l’alcool et de tous les excès auxquels on est confrontés. J’ai aussi réalisé des actions avec le fonds de dotation du RCT dans le cadre de l’opération « le RCT au cœur des quartiers ». Il y avait par exemple des ateliers pour apprendre le rugby et ses valeurs aux plus jeunes. » Dans une dernière phrase, il annonce aussi enfin l’affaire de son transfert de Perpignan à Toulouse est désormais réglée : « Tout est carré ».
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