La librairie Clareton, rue de la République, à Béziers, organise une rencontre avec l’auteur Simon Fulleda, avec séance de dédicaces, ce samedi 20 septembre, à partir de 18 h 30.
« Un soir, en regardant le ciel, je me suis demandé : et si les étoiles disparaissaient ? Comment réagirions-nous, comment réagirais-je ? » C’est à partir de ce questionnement que le Biterrois Simon Fulleda, fils de l’ancien juge Antonio Fulleda, a imaginé toute une histoire autour d’un personnage sans nom, sensible, candide sans être dupe, légèrement décalé, presque marginal, qui, face à la disparition des étoiles, « s’étonne, s’interroge et se révolte. D’autant que les personnes à qui il en parle n’ont pas l’air affectées par cette extinction. Il va alors essayer de comprendre les causes de cette disparition, pour tenter d’y remédier« , résume celui qui, aujourd’hui, partage son temps entre la Seine-Saint-Denis, où il est juge, et Béziers, la ville qui l’a vu naître et où il a grandi.
De son imagination a surgi une fable contemporaine qu’il a couchée sur papier. Son premier roman « Le regret des astres », est sorti le 21 août, publié aux éditions Quartier libre.
Un hommage au narrateur sans nom de Marcel Proust
Pour découvrir l’ouvrage, rendez-vous samedi 20 septembre, à partir de 18 h 30, à la libraire Clareton de Béziers qui propose une rencontre avec l’auteur, avec séance de dédicaces.
Mais pourquoi pas avoir donné de nom au personnage ? Et quel est le message de Simon Fulleda, si message il y a ? « Oui, mon personnage n’a pas de nom, c’est un choix d’écriture qui vise à rendre le propos plus universel. C’est aussi un petit hommage au narrateur sans nom de l’œuvre de Marcel Proust « À la recherche du temps perdu ». Ça a demandé un effort d’écriture pour que le texte soit naturel et fluide, surtout sans les dialogues, poursuit le Biterrois. D’ailleurs, certains lecteurs ne s’en rendent compte qu’en y repensant, après avoir lu le livre ! »
Concernant le message, le romancier « laisse chaque lecteur placer dans ce ciel vide un souvenir, un regret, un désir. Pour ma part, j’explore nos réactions, individuelles et collectives, face à la perte, au deuil et au découragement. Je me demande si ces absences peuvent constituer non pas une fin, mais un point de départ, à condition de faire les bonnes rencontres. »
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