Le manager de Clermont est impatient de voir ses joueurs refouler la pelouse du stade Marcel-Michelin ce dimanche soir (21h05). Face à Toulouse, Christophe Urios espère que ses joueurs sauront au rendez-vous dans l’intensité physique pendant quatre-vingts minutes.
Christophe, l’heure de la rentrée sonne enfin. Êtes-vous impatient ?
On a eu une pré-rentrée contre Brive et Toulon, et là c’est la vraie rentrée des classes effectivement. On est à l’endroit où on voulait être avant ce match. J’ai apprécié l’état d’esprit, la qualité de notre rugby, l’engagement physique, maintenant le juge de paix sera contre Toulouse.
Thomas Ceyte affirmait qu’il a vécu la plus dure préparation physique de sa carrière mais qu’il sentait les bénéfices arrivaient ces dernières semaines. Êtes-vous de cet avis ?
On verra ce dimanche soir. On s’est préparé différemment, mais il y a la partie mentale aussi. On a eu des décrochages forts la saison passée et c’était une façon de se mettre face à nos responsabilités. Lorsque nous aurons des moments durs dans les matchs, on verra comment est-ce que ce travail aura été efficace ou non.
Vous pointez l’irrégularité la saison dernière. Est-ce un secteur que vous avez particulièrement travaillé durant l’été ?
Beaucoup oui. Parce que ça faisait partie de nos problèmes de la saison dernière. Cette irrégularité sur et entre les matchs. Je ne parle même pas du mois de février où on a été en difficulté avec cinq défaites consécutives. Mais c’est du passé. Maintenant, on a envie d’attaquer ce championnat.
Justement, quel regard portez-vous sur cette équipe de Toulouse qui sort d’un match amical plutôt solide contre Bayonne ?
C’est la référence, c’est une équipe de combat avant d’être une équipe de jeu. On les connaît par cœur, ils sont venus chez nous gagner deux fois depuis que je suis là, facilement, avec des équipes mixtes pour ne pas dire jeunes. À un moment donné, il va falloir que ça s’arrête. Cela va être un bon rendez-vous pour nous, c’était un grand défi. Ce qui va être important, ce ne sera pas de faire les choses parfaitement, parce qu’on n’y arrivera pas, mais je voudrais qu’on aille plus vite, qu’on saute plus haut, qu’on tape plus fort, qu’on soit plus vite en place, et notamment de le faire ensemble, c’est ça qui est important.
Ugo Mola disait en conférence de presse qu’il sentait l’ASM plus solide sur les bases du rugby, la conquête, la défense et l’occupation. Est-ce qu’il vise juste ?
Je n’ai pas grand-chose à dire sur le commentaire de Mola sur mon équipe.
Toulouse arrive avec sa meilleure équipe, contrairement aux deux dernières saisons, cela change-t-il quelque chose pour vous ?
Pas du tout. On sait qu’ils vont arriver avec la meilleure équipe du moment. Ils ont quelques blessés, mais comme toutes les équipes. Sur les deux derniers matchs, on a pris zéro point contre eux, donc tout ce qu’on va faire en plus de zéro point sera positif (rires).
D’autant que le Michelin devrait afficher guichets fermés…
Les supporters sont aussi impatients que nous, mais il faut les embarquer, voire les nourrir ! Et si ce qu’on fait sur le terrain ne les embarque pas, ils ne seront pas embarqués. C’est toujours pareil. Ils doivent donner de la force, de l’énergie parce qu’on en a besoin, c’est fondamental.
Sur la partie rugby, qu’attendez-vous de vos joueurs de plus que la saison dernière ?
La première, évidemment, c’est qu’on soit capables de mettre beaucoup d’intensité dans notre rugby. L’année dernière, par exemple, je trouvais qu’on avait beaucoup subi dans un premier temps. Ensuite, on avait fait le gros effort pour revenir. Et quand on revient, on passe devant d’un point avant de s’écrouler. Ensuite, le rendez-vous du match sera les collisions, les un contre un. Contre eux, c’est toujours essentiel, ils basent leur travail là-dessus, on l’a vu en finale, notamment avec leur discours d’avant-match, ils cherchent à vous rentrer dans la tête par l’engagement physique, et surtout sur le plan défensif. Nous, ce sera probablement la défense des mauls, par exemple. Ils savent qu’on est fort là-dessus, donc ils vont mettre l’accent là-dessus. Cela fait partie de ces rencontres dans un match. Après, le troisième point sera l’efficacité. On n’aura pas cinquante opportunités de marquer, comme dans tous les grands matchs, et il faudra quand on a les opportunités qu’on les prenne.
La première composition d’équipe a-t-elle été difficile à construire ?
Non. Elle n’était pas dure parce qu’elle coulait de sens. On a fait en sorte de prendre plusieurs choses en compte. La première : les quatre mi-temps des matchs de préparation. La deuxième, ce qu’on a vu dans la préparation. En sachant qu’on a eu quelques joueurs blessés qui n’ont pas fait la préparation ou quasiment pas. C’était difficile pour eux d’entrer sur la feuille de match. Et après, la gestion des Jiff.
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