Chikungunya, dengue et fièvre du Nil : plusieurs foyers de contamination ont été confirmés cet été en Occitanie. Les autorités sanitaires multiplient les opérations de démoustication pour contenir la propagation.
Depuis le mois de mai, les maladies transmises par les moustiques progressent dans plusieurs départements de la région Occitanie. Le moustique tigre, désormais bien implanté dans la région, transmet des maladies tropicales comme le chikungunya ou la dengue. Résultat : au 27 août, 38 cas de chikungunya contractés localement et deux cas de dengue ont été confirmés.
À cela s’ajoutent près de 180 cas ramenés par des voyageurs revenus notamment des Antilles ou de La Réunion, qui ont contracté la dengue, le chikungunya ou encore le virus zika.
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Des foyers toujours actifs dans plusieurs communes
Dans le Gard, le chikungunya a frappé Poulx et Caveirac, avec 17 malades recensés en quelques semaines. Un autre cas est apparu à Milhaud.
Dans l’Hérault, la commune de Castries concentre 14 cas, tandis que des contaminations ont aussi été signalées à Mauguio et Candillargues. La commune de Saint-André de Majencoules est également considérée comme lieu de transmission potentiel.
La dengue, elle, a fait son apparition à Lalbenque (Lot) et à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales). Dans ces cas dits « autochtones », les personnes n’avaient pas voyagé : elles ont été piquées sur place par des moustiques déjà porteurs du virus.
Le retour de la fièvre du Nil occidental
Autre découverte préoccupante : deux cas humains de fièvre du Nil occidental (West Nile Virus) ont été confirmés mi-août à Florensac et Agde (Hérault). Le premier cas a été détecté suite au dépistage réalisé par l’EFS lors de dons de sang. Un deuxième cas autochtone a été identifié chez un patient hospitalisé.
Contrairement au chikungunya ou à la dengue, cette maladie est transmise par d’autres moustiques (les Culex), qui piquent aussi bien les oiseaux, les chevaux que les humains. Là encore, aucune transmission d’homme à homme n’est possible. Le chikungunya, la dengue et le Zika sont des maladies transmises par les moustiques, très actifs entre les mois de mai et de novembre.
Une riposte rapide
Pour contenir ces foyers, l’ARS et Santé publique France ont déclenché de vastes opérations de démoustication. Concrètement, des équipes spécialisées sont envoyées autour des habitations des malades pour chercher la présence du moustique tigre, détruire ses larves et éliminer les adultes, avant qu’ils ne se contaminent en piquant une personne infectée, ou qu’ils n’infectent d’autres personnes.
Ces interventions, menées de jour comme de nuit, ont déjà concerné des centaines de zones dans toute l’Occitanie. Les riverains sont systématiquement prévenus en amont.
« Chacun doit agir contre le moustique tigre »
Les autorités insistent : la lutte contre le moustique tigre ne peut pas reposer uniquement sur les services publics. « Chacun peut agir en supprimant les eaux stagnantes près de chez soi », rappellent les services de l’ARS.
Les bons réflexes : vider les soucoupes des pots de fleurs, couvrir les récupérateurs d’eau, nettoyer gouttières et caniveaux, ramasser les fruits tombés des arbres ou encore débroussailler les jardins.
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